Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, de nombreux gendarmes ont quadrillé, ce vendredi 1er décembre 2017, le siège du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée). La démarche visait à empêcher la tenue d’une rencontre entre Aboubacar Soumah, le syndicaliste et la base pour discuter de la levée du mot d’ordre de grève. Une situation que dénonce Aboubacar Soumah, joint au téléphone dans l’après-midi de ce vendredi.

Selon monsieur Soumah « c’est la preuve que les autorités ne veulent pas d’une sortie de crise. C’est suite à l’implication des religieux que nous avions décidé de rencontrer la base pour discuter et prendre une décision. Mais, si les autorités barricadent le siège, c’est qu’elles ne veulent pas coopérer avec nous. Elles ne veulent pas que la base se retrouve pour prendre une décision. Ça ne va pas dans le sens de l’apaisement », estime Aboubacar Soumah.

Pour ce qui est de la suite des événements, Aboubacar Souamah dit que « la grève continue, malgré tout ce qui est en train de se tramer aujourd’hui », soutient-il.

A la question de savoir s’il n’est pas de plus en plus isolé avec la reprise partielle des cours à certains endroits, Aboubacar Soumah se dit toujours écouté. « Je reçois des appels de partout, tant de Conakry que des villes de l’intérieur. Donc, je suis serein », a-t-il lancé.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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