La grève des enseignants, lancée depuis le 13 Novembre dernier par les syndicalistes, continue de paralyser le système éducatif guinéen à cause du refus du Gouvernement de toute négociation avec le leader syndical, Aboubacar Soumah. Dans la matinée de ce lundi, 4 Décembre 2017, les cours ont de nouveau été perturbés dans certains établissements de Conakry. Des scènes de violence ont été enregistrés à certains endroits de la ville, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ces reporters.

Du petit matin jusqu’à 9 heures tout était calme entre Bambeto, Koloma et Cosa. Mais, devant l’absence des enseignants grévistes, les élèves ne pouvaient continuer à être en classe.

Aux environs de 11 heures, de nombreux élèves du collège de Koloma quittent leur école. Interrogé par notre reporter, un collégien laconiquement a dit : « nous sommes tous sortis. Ils nous ont libérés. Il n’y a aucun enseignant là-bas. Tout le monde est rentré ». Dans la cour de l’école, le principal qui était visiblement apeuré et ne s’est pas prêté aux questions de notre reporter.

À l’école primaire Simbaya 2, il n’y avait ni enseignant, ni élève ; pas l’ombre d’un seul encadreur. Les portes et fenêtres sont fermées. Selon Thierno Diallo, un membre de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE), rencontré sur les lieux « c’est vers 9 heures que les élèves de Yimbaya ont remonté vers le carrefour Cosa en jetant des pierres. Puis, un instant après, les parents d’élève ont commencé à venir massivement nous demander de sortir les enfants. C’est ainsi que quelques minutes après, les élèves ont été libérés ».

Concernant le mutisme du Gouvernement depuis trois semaines de perturbation, Thierno Diallo estime que cette grève a des conséquences graves sur la formation des enfants. Il a alors demandé au Premier Ministre et au Ministre de l’éducation nationale de chercher à résoudre le problème pour éviter le pire.

« Cette grève ne se fait pas sans conséquences sur la formation des enfants. Les enfants sont en train de perdre. C’est seul au niveau du gouvernement que ce problème peut se résoudre. Je demande au Premier ministre et au ministre de l’Education Nationale à se concerter et appeler les grévistes, discuter avec eux afin de trouver une solution à ce problème pour éviter le pire », a lancé le père de famille.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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