Dans le cadre du renforcement de la coopération de défense Franco-Guinéenne, la République de Guinée vient de bénéficier de deux Sémaphores : l’un à Koundindé, dans la préfecture de Boffa ; et, l’autre, à Tamara dans les iles de Loos. La cérémonie de signature de remise de ce premier réseau sémaphorique interconnecté d’Afrique, alimenté par l’énergie solaire, a eu lieu ce lundi, 04 décembre 2017, au siège de la Préfecture maritime, sous la présidence du ministre d’Etat chargé de la Défense nationale. En plus de Docteur Mohamed Diané, plusieurs autres personnalités ont pris part à cette cérémonie. Ce sont notamment madame la ministre de l’Environnement, du ministre de la Pêche, la présidente de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, des diplomates dont l’ambassadeur de France en Guinée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters qui a assisté à la cérémonie de signature.

Ces deux sémaphores ont été obtenus grâce à un financement conjoint des deux pays (la France et la Guinée) à hauteur d’un million d’euros. Ils vont aider au renforcement des capacités opérationnelles du système de surveillance des espaces maritimes de la République de Guinée. Dans un monde emprunt au terrorisme « la Guinée pourrait montrer aux autres pays, qu’elle dispose de cet important outil militaire et d’affirmer son autorité dans les eaux qui lui sont proches et de contrôler sa zone économique exclusive ».

Dans son discours de bienvenue, Elhadj N’Famara Diomandé, capitaine de vaisseau et Préfet Maritime de Guinée, a indiqué que sa mission est de coordonner les activités qui se passent dans la mer, à travers nomment la surveillance, le suivi et le contrôle de notre espace maritime. Selon lui, « la Préfecture maritime, grâce aux autorités guinéenne et de la coopération française, a mis sur pied un centre opérationnel maritime (COM) qui fonctionne 24/24 et 7/7 avec une autonomie en énergie pour les deux sémaphores et la salle de veille. Son importance a été démontrée lors non seulement des exercices régulièrement pratiqués avec la marine française (Nemo) et américaine (OBANGAME), mais aussi lors des crises comme le ramassage des corps après l’éboulement survenu à Freetown (Sierra-Léone) et les actes de brigandage dans la zone de mouillage », a-t-il cité.

Très heureux de l’acquisition de ces deux sémaphores, monsieur Diomandé a tout de même invité les autorités guinéennes à suivre l’entretien de ces équipements. « Les radars tournent 24/24 ; donc, il y a des équipements qui s’usent, il y a des équipements qu’il faut changer année par année. Nous exhortons les semaphoristes, le personnel déployé, à entretenir dans les normes l’équipement, maintenant les services d’entretiens revient aux autorités », a-t-il rappelé.

De son coté, monsieur Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France en Guinée a dit sa joie de participer à cette cérémonie de session des radars aux autorités guinéennes. « Initié il y a bientôt six années, cette inauguration aujourd’hui d’une chaine sémaphorique est le résultat d’efforts plans et d’efforts financiers partagés équitablement entre la France et la Guinée. Cette initiative est issue d’abord du souhait du président de la République, le professeur Alpha Condé, exprimé à la France dès 2011, de soutenir la Guinée pour assurer le contrôle et la sécurité de son espace maritime, notamment du Port Autonome de Conakry. Entre 2012 et 2017, l’armée de mer guinéenne et la coopération militaire française ont agi ensemble, sur la base d’un partenariat pour mettre en œuvre concrètement ce projet », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat à la présidence chargé de la Défense nationale a dit que « la création d’une Préfecture maritime en Guinée, le 18 juin 2012, la construction de deux sémaphores respectivement à Tamara (iles de Loos) et à Koundindé, répondent aux préoccupations du professeur Alpha Condé dès son avènement à la magistrature suprême de notre pays. Au regard des enjeux sécuritaires dans notre pays et dans tous les pays du Golf de Guinée en vue de la coordination des actions de l’Etat en mer, du suivi et de contrôle de surveillance de l’espèce maritime en mer. Hier, exposé à tous les risques et à toutes les menaces qu’engendre un certain nombre d’activité illégal en mer, voilà qu’à compter de ce jour, la Guinée devient une référence pour beaucoup d’autres pays côtiers du Golf en se dotant d’un réseau sémaphorique performant, permettant ainsi la montée en puissance de notre jeune institution, la Préfecture maritime », s’est félicité le ministre.

Pour le chef du Département de la Défense nationale, l’utilisation correcte de cet équipement « permettra à la Guinée de lutter efficacement contre l’insécurité maritime, la pêche illicite non déclarée et non réglementée, les pollutions maritimes, les pirateries, les brigandages, l’immigration clandestine par la mer ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin