Si les résultats du second tour sont confirmés par la Cour constitutionnelle du Liberia, c’est l’ancien ballon d’or africain, George Weah, qui succédera à Ellen Johnson Searlef à la tête de l’Etat libérien. Et, comme annoncé dans nos précédentes publications, cette élection du sénateur à la magistrature suprême de son pays suscite assez d’engouement au sein de la classe politique guinéenne et aussi dans le monde sportif.

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, l’honorable Ousmane Gaoual Diallo de l’UFDG estime que le parcours du nouvel élu libérien est comparable à celui de l’ancien Président américain, Barak Obama.

Décryptage !

Hon. Ousmane Gaoual Diallo

« C’est une nouvelle ère qui s’ouvre au Libéria ! Je pense que les libériens ont misé sur l’espoir et moins sur l’expérience politique ; mais, sur le renouveau. C’est comme quand les Etats Unis de 2008 ont choisi le Président Obama. Les gens ont voté plus l’espoir que sur l’expérience que les qualités d’homme d’Etat exprimées dans un parcours antérieur. Ce n’était pas un ancien ministre ou un ancien Premier ministre, un gouverneur… C’était un sénateur et il a eu la même trajectoire qu’Obama de ce point de vue. Je crois que les libériens ont choisi de se projeter dans l’espoir, dans la jeunesse, dans le renouveau plus que de miser sur l’ancien vice-président qui est un homme de l’appareil, un homme d’expérience politique et administrative. C’est quelque chose d’encourageant pour la démocratie en Afrique de dire que les africains peuvent maintenant miser sur le talent comme d’autres pays le font.

L’Autriche a un chef de gouvernement qui a à peine 35 ans, la France a misé sur Emmanuel Macron qui n’avait pas encore exprimé ses qualités d’homme d’Etat, il avait été un ministre éphémère dans un gouvernement qui était perdu ; mais, c’était plus l’expérience et ce n’était pas de la trempe Merkel, de Poutine ou de ceux qui ont gravi les échelons dans l’appareil politique de leur pays.

Pour nous, c’est très important que cela ait pu arriver au Libéria qui est un pays voisin. C’est un éclat important. Maintenant, il faut que chaque camp puisse absorber ce choc et que l’espoir suscité ne puisse pas être une désillusion. Nous allons nous-mêmes observer les premiers pas du Président Weah sur la scène africaine et internationale pour peu que cela ne soit pas une déception pour nous et qui découragerait d’autres pays de suivre cette trajectoire ».

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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