En prélude à l’organisation du Fidaou (cérémonie religieuse) prévu le 12 janvier 2018 à Touba, l’Association Ben Kantö a organisé un point de presse, ce jeudi 28 décembre 2017, à la maison commune des journalistes. La démarche visait à expliquer aux hommes de médias les projets réalisés à ce jour et les perspectives en vue de la réussite de cette grande cérémonie religieuse, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Parlant des activités prévues pour le Fidaou, Elhadj Bakoutoubou Diaby, membre de l’association Ben Kantö, organisatrice de l’événement, a dit qu’elles sont nombreuses. « La semaine du Fidaou, du lundi au vendredi, tous les jours il y’a la lecture du coran. Et tous les soirs, nous allons nous retrouver dans la salle de conférence pour parler de la paix et du développement. Spécialement le jour du Fidaou, c’est la clôture de tout le coran. Ça, ça sera fait le vendredi 12 février 2018, en présence des autorités politiques et religieuses, de nombreux sages et d’autres personnalités venus du monde entier », a-t-il énuméré, assurant que toutes les dispositions sécuritaires ont déjà été prises.

Dans sa communication, Elhadj Bakoutoubou Diaby, est revenu par ailleurs, sur les activités menées par l’association Ben Kantö depuis sa création en 2013 par l’actuel Khalife général de Touba, Elhadj Soriba Diaby. « Après la création de notre ONG, nous avons commencé par imiter nos ancêtres en organisant des réunions de sensibilisation. C’est une manière pour nous de nous unir, de nous donner les mains. Nous avons aussi organisé des assemblées générales en France, des réunions qui nous ont permis de collecter des fonds. Des fonds qui nous ont permis avec l’appui d’une autre association du nom de milliardaire, à construire un hôpital à Touba. Nous avons renouvelé aussi Bolonda, l’endroit où les sages de Touba se retrouvent pour parler de notre communauté. Nous avons pu renouveler aussi la toiture d’une vieille Mosquée construite par les djakas en 1995. On a aussi construit un centre de conférence où devra désormais se tenir le fidaou », a-t-il entre autres cité.

Mais malgré ses efforts des citoyens de Touba, El hadj Bakoutoubou Diaby indique que la localité manque encore de beaucoup de choses qui sont indispensables pour une vie meilleure. Et il interpelle l’Etat guinéen sur ces préoccupations : « Nous avons un centre de santé amélioré mais Touba n’a pas de pharmacie, Touba n’a pas d’eau, Touba n’a pas d’électricité. Nous avons construit un hôpital, le reste c’est l’Etat guinéen qui peut nous aider à l’avoir. Pour avoir des médecins qualifiés, pour avoir une pharmacie, ça c’est notre Etat qui doit nous aider dans ce sens», a conclu le chargé de communication de l’association Ben Kanto.

Ibrahima Sory Diallo, pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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