L’Union des Forces Républicaines (UFR), qui a souvent crié à la fraude, prévient ses militants par rapport aux élections locales du 04 février 2018. L’essentiel des débats de l’assemblée hebdomadaire de ce samedi 13 janvier 2018 a tourné autour de la vigilance dont doivent faire preuve les militants pour « sécuriser » leurs voix. C’est le vice-président Ibrahima Bangoura qui a présidé la rencontre, entouré du député Ali Doumbouya, de Léa Bangoura, de madame Béatrice, de certains membres du bureau politique et de nombreux militants du parti républicain, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de es reporters.

« Ceux qui ne se battront pas seront battus », a dit d’entrée de jeu l’honorable Ibrahima Bangoura, en parlant des élections locales à venir. Rappelant les nombreuses manœuvres qui ont caractérisé les élections dans notre pays, le député a rappelé qu’il est encore temps d’agir pour éviter la répétition d’un tel scénario. « On a appris que du côté de Maférinyah, à Forécariah, 3 membres de la CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante) se sont réunis pour choisir deux partis qui vont siéger à la centralisation. C’est le RPG et le GPT. Tout ceci, c’est pour faire en sorte de changer éventuellement les résultats s’ils ne leur sont pas favorables. Mais, on découvert la chose. C’est pourquoi, il faut être présent dans les structures avant, pendant et même après le vote », a conseillé le vice-président de l’UFR.

Pour faire un bon score lors des élections à venir, Ibrahima Bangoura a fait savoir que le parti va mettre en place un directoire de campagne, muni d’une feuille de route déjà élaborée et comportant 28 points. Il a précisé que la campagne doit viser aussi bien les inconditionnels du parti que les indécis.

Par ailleurs, il dénoncé la précampagne qui se passe en ce moment dans la commune de Matam, le fief du parti, tout en invitant à la vigilance.

Dans la même dynamique, l’honorable Ali Doumbouya a prévenu les militants de l’UFR sur ce qui avait été appelé « bulletins de vote contre sacs de riz ». Selon le chargé des questions électorales du parti, qui a expliqué ce mécanisme en langue Sosso, il est une coutume de voir « des bulletins de vote pré-cochés et destinés à être échangés avec des sacs de riz et la somme de cinquante mille francs ». L’honorable Doumbouya estime qu’il y a des signaux qui montrent que cela peut se reproduire et que les militants de l’UFR ne doivent pas y prêter le flanc.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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