Quelques jours seulement après le démarrage officiel de la campagne pour les élections communales prochaines, des problèmes commencent à émailler ce processus. C’est notamment à Faranah, où le président du parti FIDEL, tête de liste de son parti pour la mairie de la ville, dénoncent des manœuvres visant à l’empêcher de faire campagne. Mohamed Lamine Kaba a joint Guineematin.com pour dénoncer un harcèlement de la part des responsables du RPG à Faranah et même d’autres qui sont à Conakry.

Ce mardi 23 janvier, c’est le tour du parti FIDEL de battre campagne dans la commune urbaine de Faranah. Mais cette journée a failli être perturbée, en raison de l’interpellation du président du parti Mohamed Lamine Kaba, la nuit précédente. « Hier nuit aux environs de 23 heures, j’étais au quartier pour la mobilisation pour préparer notre journée de campagne. Parce que selon le chronogramme qui est établi ici à Faranah, c’est le parti FIDEL qui doit faire sa campagne ce mardi. Le RPG est passé, l’UFDG est passée, hier c’était l’UFR et aujourd’hui c’est le parti FIDEL qui passe. Je devais donc rencontrer des gens pour préparer notre meeting. Mais à ma grande surprise, un groupe d’une vingtaine de gendarmes arrive sur les lieux pour m’arrêter. Les jeunes avec qui j’étais ont protesté, il y a eu quelques bousculades entre eux, mais j’ai appelé les jeunes au calme parce que je ne savais pas de quoi il s’agit. J’ai dit qu’on va se rendre à la gendarmerie pour savoir ce qui se passe», relate Mohamed Lamine Kaba.

Selon lui, c’est à la gendarmerie qu’il s’est rendu compte pourquoi il est arrêté : « Quand on est venu à la gendarmerie, on m’a présenté un monsieur qui aurait porté plainte contre moi pour une dette que je n’ai pas payée. Effectivement, je devais une somme de 3 millions à ce monsieur. C’est-à-dire qu’il m’a vendu une voiture à 33 millions de francs, j’ai versé les 30 millions et on s’est entendu que je devais payer les 3 millions restants à la fin du mois. Mais j’ai compris qu’ils cherchent un alibi pour mettre main sur moi, j’ai envoyé directement à la maison. Il est allé ramener les 3 millions en question que j’ai déposés sur la table », ajoute –t-il.

Le candidat du parti FIDEL à la mairie de Faranah assure que cette affaire de dette n’était qu’un moyen de l’arrêter pour l’empêcher de faire sa campagne sur le terrain. La preuve selon lui, est que même après avoir payé l’argent, la gendarmerie a voulu le retenir. Il indique que c’est la pression des citoyens qui s’étaient mobilisés devant la gendarmerie, qui a amené les services de sécurité à le relâcher aux environs de minuit. En plus, une source proche de la gendarmerie de Faranah l’aurait fait savoir, que « l’ordre est venu de Conakry de faire tout ce qui est possible pour m’arrêter et nous empêcher de tenir notre meeting d’aujourd’hui. Depuis que je suis venu à Faranah je suis harcelé, menacé, parce que tout simplement je dérange les adversaires. Il y a même certains responsables du RPG à Faranah ici qui m’ont appelé pour me dire que je les dérange. Ils m’ont dit d’aller les trouver à la mairie mais j’ai refusé », souligne notre interlocuteur.

Il ajoute que cette arrestation faisait suite d’ailleurs, à plusieurs appels téléphoniques qu’il a reçus dans la journée de lundi, pour qu’il renonce au meeting que son parti prévoit d’organiser ce mardi dans la ville de Faranah : « Pendant la journée beaucoup de personnes m’ont appelé, des gens que je connais et d’autres que je ne connais pas m’ont appelé pour me dire d’ajourner notre meeting d’aujourd’hui, parce que tout simplement les Donzos et Tata Vieux selon ce qu’ils m’ont dit, veulent occuper la journée d’aujourd’hui pour faire des meetings pour le RPG. J’ai dit que je ne peux pas accepter cela, parce que le RPG est déjà passé et aujourd’hui c’est notre tour », a expliqué Mohamed Lamine Kaba.

Le président du parti FIDEL indique qu’il ne reculera pas et qu’il ne se laissera pas faire : « Nous allons tenir notre meeting et s’il y a un affrontement entre les Donzos et notre parti, ils seront les responsables de tout ce qui adviendra. Parce que c’est notre tour aujourd’hui, le président de la CEPI même m’a dit de ne pas annuler notre meeting. Donc, s’il y a un problème, ce sont eux qui en seront responsables, parce que c’est eux qui veulent nous provoquer », a –t-il prévenu.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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