Le Tribunal Militaire à Formation Spéciale de Labé a abordé, dans la matinée de ce mercredi, 24 janvier 2018, la dernière phase des débats dans le procès engagé par le Ministère Public et des citoyens de Mali contre le lieutenant-colonel Issa Camara et 23 autres coaccusés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Après plus d’une semaine d’interrogatoire des 24 accusés à la barre, de dépositions des parties civiles victimes et de comparutions des témoins oculaires des faits, parmi lesquels le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré et du gouverneur Sadou Keïta, le Tribunal Militaire à Formation Spéciale de Labé a repris son audience dans la matinée de ce mercredi, 24 janvier 2018, par la plaidoirie des avocats de la partie civile.

Prenant la parole le premier, Maître Thierno Souleymane BALDE a surtout insisté sur les pertes subies et dommages corporels enregistrés par les victimes des exactions que lieutenant-colonel Issa Camara et ses coaccusés ont fait subir aux paisibles citoyens dans la commune urbaine de Mali les 17, 18 et 19 juin 2016.

Lieutenant-Colonel Issa Camara

Après avoir fait remarquer à la Cour que de tout le temps Lieutenant-Colonel Issa Camara se considère comme un officier militaire au dessus des lois guinéennes, cet avocat de la partie civile a estimé les pertes subies lors des pillages des boutiques, kiosques et véhicules à 1 milliard 867 millions 082 mille francs guinéens.

Parlant des dommages et intérêts, Maître Thierno Souleymane BALDE a demandé respectueusement qu’il plaise au Tribunal Militaire à Formation Spéciale de Labé de faire accorder aux victimes 1 milliard 404 millions 141 mille francs guinéens.

L’avocat de la partie civile estime que si ces dommages et intérêts sont accordés, cela pourra soulager un tout petit peu les victimes.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, c’est Maître Mamadou Alpha Mariama Diallo qui avait la parole, toujours au compte des avocats de la partie civile.

Signalons que les journées du samedi, 20 et lundi, 22 janvier 2018 ont été consacrées aux comparutions du préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré et du gouverneur Sadou Keïta de Labé qui ont, tour à tour, apportés des témoignages accablants contre Lieutenant-Colonel Issa Camara et ses coaccusés. Même si ces prévenus ont, depuis le début de ce procès, adopté la stratégie de dénégation systématique de tous les faits qui leurs sont reprochés. Excepté le seul accusé placé sous mandat de dépôt depuis près de 2 ans. Il s’agit du sieur Mamadou Macka Mara qui a avoué et dénoncé ses coaccusés jusque-là en liberté…

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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