En prélude au congrès convoqué par Aboubacar Soumah demain, vendredi 25 janvier 2018, et qui devrait porter le syndicaliste à la tête du SLECG, Guineematin.com a donné la parole à certains enseignants qui se sont prononcés sur la question.

De l’avis des responsables du SLECG dont le secrétaire général du syndicat Dr Souleymane Sy Savané, le congrès convoqué par Aboubacar Soumah n’aura aucun effet, parce qu’il n’a aucune valeur juridique. C’est aussi l’avis du gouvernement par la voix de son porte-parole Damantang Albert Camara. Mais les enseignants que nous avons interrogés eux, ont une position contraire. Tous se disent prêts à aller au congrès pour élire des dirigeants légitimes.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous quelques réactions :

Monsieur Saa Leno, professeur de Maths au Lycée 1er mars de Matam :

« Le congrès prévu demain est bel et bien légal, dans la mesure où un élu ne peut pas suspendre un autre élu. C’est pourquoi nous avons tenu hier (mercredi ndlr) une conférence de presse par rapport aux différentes lettres qui sont apparues pour dire que notre camarade Aboubacar Soumah, secrétaire général adjoint de la structure est exclu du SLECG. Je peux vous dire que la Guinée n’a que le seul syndicaliste après Rabiatou Sérah et Ibrahima Fofana. Et je vous dis que la base est avec lui à l’unanimité » ;

Monsieur Bemba Dounbouya, professeur d’histoire au Lycée 1er mars de Matam :

« Louis Bemba Soumah à la tête de l’USTG et Dr Sy Savané du SLECG ne peuvent pas prendre de décisions unilatérales, parce que les deux instances ont leurs statuts et règlements intérieurs différents. Donc, s’en prendre à une personne à la tête du SLECG, dire qu’on l’exclut sans que le congrès du SLECG ne se tienne, ce n’est pas possible. C’est en ce sens que nous, les enseignants qui sont à la base, nous allons tenir ce congrès pour dire que nous soutenons monsieur Soumah en l’élisant comme secrétaire général du SLECG. Ainsi, nous allons nous séparer de l’USTG et de la CNTG, car ces gens-là ne défendent pas les intérêts des enseignants, ils défendent leurs propres intérêts ».

Monsieur Mamadouba Camara, enseignant au Lycée 1er mars de Matam :

« Tout ce que les autres disent qu’Aboubacar Soumah est exclu du SLECG, ça c’est des faits qui sont nuls et non avenue chez nous, parce qu’ils sont élus et lui aussi il est élu. Parlant du congrès, c’est un congrès légal car, eux qui disent qu’il est exclu savent que leur mandat est fini depuis le 05 janvier. Donc c’est eux-mêmes qui sont illégaux, et ils doivent arrêter de parler au nom des enseignants ».

Monsieur Boubacar Diallo, professeur de Géographie au Lycée O2 octobre de Kaloum :

« Si le congrès doit se tenir, tous les enseignants doivent participer. C’est ça le congrès. Il faut que les gens acceptent de se rendre au siège, écouter ce qu’Aboubacar Soumah et ses collègues vont dire. Parce-que la force d’Aboubacar Soumah c’est la base, les enseignants d’abord. Et je crois que le groupe est en train d’œuvre pour l’ensemble des enseignants du pays. Il faudrait que tout le monde accepte de participer demain au congrès » ;

Monsieur Aboubacar Diaby, professeur de philosophie au Lycée 02 octobre de Kaloum :

« Aboubacar Soumah, comme vous le savez, est le seul crédible en tout cas aux yeux des enseignants. Parce-que du point de vue amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, nous avons constaté que c’est le seul qui est très sincère, très honnête aux yeux de tous les enseignants. C’est pourquoi nous sommes indignés de voir tous les problèmes qui tournent autour de l’organisation de ce congrès ».

Propos recueillis par Ramatoulaye Diallo et Mamadou Lâfa Sow pour Guineematin.com

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