Le président de la Commission Electorale Indépendante (CENI), a conféré dans l’après-midi de ce jeudi 8 février 2018, avec les médias. Cette communication de l’institution électorale visait à faire le point sur la réception des procès-verbaux au niveau des Commissions Administratives de Centralisation des Votes (CACV), rapporte le journaliste de Guineematin.com qui était au siège de la CENI.

Le président de la CENI, Me Salifou Kébé a commencé par dire que son institution a reçu à ce jour environ 170 procès-verbaux. Et parmi ces procès-verbaux, précise-t-il, certains font l’objet de contentieux devant le juge du ressort. « A Boké, nous attendons 37, nous en avons 26 ; Conakry, nous attendions 5, nous en avons 2 pour le moment ; Faranah nous attendions 42 procès-verbaux, nous en avons 27 ; et Kankan, nous attendions 58, nous en avons 20 ; Kindia, nous attendions 45, nous avons 27 ; Labé 53, nous avons reçu 29 ; Mamou 36, nous avons 31 ; et Nzérékoré, nous attendions 48 PV, et nous avons reçues 4. Donc à ce jour, nous pensons que nous sommes au milieu, nous avons reçu 45 ou 50% des procès-verbaux. Et, parmi ces procès-verbaux, il y en a qui font l’objet de contentieux devant le juge », a dit Me Salifou Kébé.

Par ailleurs, Me Salifou Kébé a dit qu’au cours des opérations de centralisation, qu’il arrive souvent que les magistrats constatent des procès-verbaux douteux, ou des procès-verbaux qui ne sont pas sincères. « Il a été demandé par la loi, à ce que ces procès-verbaux soient mis de côté, peut-être parce qu’il y a tellement de ratures là-dans qu’on ne peut pas lire les chiffres, ou peut-être parce que ces procès-verbaux ne sont pas signés ou sont arrivés dans la centralisation dans des conditions obscures. Donc, puisque les présidents des CACV ne peuvent pas annuler ces procès-verbaux, il leur a été demandé par la loi de les mettre de côté, mais de faire un rapport circonstancié. Ils notent pourquoi dans leur comptabilisation, ils ne peuvent pas comptabiliser ces procès-verbaux », a-t-il ajouté.

Sur le cas spécifique des recours, le président de la CENI a dit que les candidats ne doivent pas attendre que les délais de recours passent. Parce qu’en le faisant, « le juge ne pourrais à ce niveau se prononcer sur la question. Une fois que la CACV a reçu les PV, elle a deux jours pour donner les résultats provisoires. Vous remarquerez qu’à ce niveau, c’est la CACV qui donne les résultats provisoires et non la CENI. Ensuite, on passe dans la période contentieux. Là, les partis politiques, tous ceux qui sont concernés par les élections, peuvent saisir le juge pendant deux jours, c’est-à-dire qu’ils ont 48 heures pour saisir le juge, après la proclamation des résultats. Lorsque le juge est saisi, il a 72 heures pour se prononcer pour ou contre la saisine ».

Les circonscriptions n’étant pas reliées entre elles, le président de la CENI a dit que les membres de son institution vont vérifier « s’il n y a pas de contentieux au tour des procès-verbaux que nous avons reçus, nous annoncerons demain vendredi les résultats partiels définitifs », a-t-il annoncé.

En ce qui concerne les votes par procuration, le patron de la CENI a dit avoir entendu beaucoup de récriminations. Mais pour lui, « ces votes par procuration, sont bien encadrés par la loi. D’abord, la loi n’a pas limité le nombre de vote par procuration par bureau de vote. Mais, nous nous avons des appréhensions. Quand une loi dit que les autorités locales délivrent les procurations de vote. En ce qui concerne les militaires, ce sont les chefs militaires ou commandants militaires. Cette autorité locale c’est qui ? Nous avons fait le document la nuit du 2, pour dire que nous prenons sur nous l’initiative de limiter le vote par procuration à 5 maximums. On dit il y a eu des votes par procuration multiple, mais comment cela a pu se passer ? C’est-à-dire que si vous avez 5000 procurations, il vous faut 5000 procurations à remettre à 5000 personnes qui ont déjà voté pour venir remplir les bureaux. Ça, nous sommes perplexes. A ce jour, je n’ai pas vu ces procurations-là », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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