Les victimes des violences post-electorales se multiplient à Conakry. Dans la journée d’hier, vendredi 09 février 2018, une maison a été dépouillée de son contenu par un groupe de jeunes dans le quartier Carrière. Cette attaque est intervenue après l’inhumation de l’étudiant qui avait été tué par une balle dans le même quartier, a appris Guineematin.com qui y a dépêché deux de ses reporters dans la matinée de ce samedi 10 décembre 2018.

Sur les lieux, des traces laissées par les assaillants sont encore perceptibles sur le bâtiment. Les mûrs ont été défoncés et les fenêtres en vitre caillassées. C’est par ces endroits que les jeunes assaillants sont entrés dans les chambres pour piller et empoter quelques biens.

Sous le choc du dommage enregistré dans sa concession, Sékou Amadou Keïta est revenu sur la genèse des actes barbares. « Il y a un jeune à la Carrière ici qui avait été tué par balle. Donc, hier, c’était son enterrement. Après la prière de 14 heures, on s’est dirigé tous au Cimetière. Après l’enterrement, il y avait des jeunes regroupés qui disaient qu’ils doivent déterrer le corps. Donc, il y a eu des tiraillements et on a commencé à jeter les pierres. Donc, finalement, ils sont venus défoncer la maison et la dépouiller. Ils ont pris tous les objets ; mais, quand même, il y avait certains jeunes de bonne volonté qui nous ont aidés à prendre certains d’entre eux et ils ont été déférés ».

La victime pointe un doigt accusateur sur les forces de sécurité qui n’ont pas pu calmer les jeunes manifestants. « Ils sont venus ; mais, ils n’ont pas pu maîtriser les jeunes. Si elles (forces de sécurité) parvenaient à maîtriser les jeunes, ce qui est arrivé n’allait pas se produire », regrette Sékou Amadou Keïta.

Selon Sékou Amadou Keïta, sa fille a reçu de légères blessures au cours l’attaque de son domicile. La maison qui a été dépouillée se trouve juste en face du cimetière où les tiraillements ont débuté entre les jeunes. Pour l’heure, difficile d’établir une estimation de biens perdus.

De retour de la Carrière, Siba Guilavogui et Ramatoulaye Diallo pour Guineematin.com

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