Pour la troisième journée consécutive, la plupart des écoles de Conakry sont paralysées ce mercredi 14 février 2018 par la grève générale illimitée, appelée par le camp Aboubacar Soumah. Dans les trois écoles publiques de Kipé où s’est rendu un reporter de Guineematin.com, il n’y a pratiquement pas eu cours ce mercredi. Enseignants et élèves ont boudé les classes, malgré les menaces brandies par le gouvernement contre les grévistes.

L’Ecole primaire de Kipé, le Collège Kipé et le Lycée Kipé, tous étaient quasi déserts ce mercredi 14 février 2018. A l’école primaire, seules trois classes ont fait cours dans la matinée avec très peu d’élèves. Les autres classes certaines ouvertes et d’autres fermées, sont toutes restées vides. Quelques élèves (des fillettes), nettoyaient les escaliers menant à la direction. Les autorités de l’établissement elles, étaient présentes sur les lieux. Le directeur de l’école nous a laissés entendre qu’il travaille et n’a pas voulu se prêter à nos questions.

Au Collège Kipé aussi, seuls les responsables de l’établissement étaient présents. Tous étaient assis au niveau du hall de l’école peu avant 10 heures. Aucun enseignant et pas un seul élève sur place. Là aussi, le principal n’a pas souhaité se prononcer sur cette situation qui semble dépasser son entendement.

Au Lycée Kipé également, la situation est la même. Toutes les classes à l’exception d’une seule (où des candidats au Baccalauréat révisaient), étaient vides. Enseignants et élèves ne sont pas au rendez-vous. Le proviseur était absent des lieux, tandis que les autres membres de la direction étaient tous présents. Mais personne d’entre eux ne veux commenter cette situation devant notre micro.

A noter que cette grève non reconnue par les autorités, paralyse la plupart des écoles du pays depuis lundi. Et ce, malgré les menaces que le gouvernement a brandies il y a quelques semaines, à l’encontre de tout enseignant qui suivrait ce mot d’ordre de grève.

Pour l’heure, le gouvernement (qui continue de négocier avec le syndicat qu’il considère comme légitime, mais qui n’est plus écouté par la base) et le camp Aboubacar Soumah campent chacun sur sa position ; et, le bras de fer se poursuit entre les deux parties. Un combat de Titans dont les élèves guinéens vont, malgré eux, payer les frais.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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