La grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée est entrée dans sa deuxième semaine. Comme dans les quatre autres communes de Conakry et un peu partout à travers le pays, les enseignants n’ont pas répondu présents ce lundi, 19 février 2018, dans la commune de Dixinn. Parmi les responsables trouvés dans les différentes écoles visitées, aucun n’a voulu s’exprimer à visage découvert, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur le terrain.

Au grand lycée Donka, l’affluence n’était pas au rendez-vous. Au moins, seize élèves se sont présentés le matin, avec deux enseignants qui, finalement, n’avaient pas commencé à donner les cours jusqu’à 8 heures 47 minutes. Au grand collège Donka qui partage la même cour que le lycée, une dizaine d’élèves étaient aussi visibles dans les balcons du bâtiment.

« Nous avons échangé avec l’Inspection Régionale de l’Education pour faire la situation. La seule information qu’on peut vous donner est que nous avons quelques élèves de la 9ème et de la 10ème année qui sont actuellement dans deux salles de classes. Mais, si vous voulez avoir des informations approfondies, il faut passer par la Direction Communale de l’Education », a dit l’un des responsables du collège Donka, sous couvert d’anonymat.

Au collège 2 de Donka, il n’y avait ni élève, ni enseignant dans la cour au moment où notre reporter quittait les lieux. Toutes les portes étaient fermées. « Le matin, on a eu quelques élèves qui sont venus avec leurs tenues dans les sacs. Ils se sont changés et nous avons monté les couleurs ensemble. Mais, puisqu’ils n’ont pas vu leurs enseignants, ils sont repartis aussitôt. On ne pouvait pas les garder alors que les enseignants ne sont pas venus », a répondu un responsable trouvé sur place.

Dans les écoles primaires de Dixinn centre 1 et 2, situées non loin du stade du 28 septembre, on pouvait constater la présence de certains élèves, même si les classes n’étaient pas pleines comme d’habitude.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com sur la manière par laquelle on gère les enfants en cette période de grève, l’une des responsables trouvée à la rentrée de l’école primaire Dixinn centre 2 a dit « actuellement, ce sont les stagiaires (les élèves-maîtres de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Conakry : ndlr) qui tiennent les classes. Ça pose assez de problèmes ; mais, puisque les titulaires ne viennent pas, nous sommes obligés d’accepter », a-t-elle lancé.

Egalement visitées, le même constat s’est révélé au niveau de l’école primaire et du collège de Belle-vue Tito. Il y a eu peu d’élèves et peu d’enseignants (es) qui, malheureusement, n’ont pas donné les cours.

Parmi les enseignants du collège que Guineematin.com a trouvé sur place, beaucoup disent être allés pour voir ce qui se passe et non pour donner un cours.

Après un second tour effectué dans ces différentes écoles (après la pause de 10 heures), notamment à Belle-Vue Tito et à Donka, les élèves avaient déjà quitté, exceptés quelques uns qui révisaient au lycée Donka.

Au moment où on quittait la commune de Dixinn, toutes les entrées des écoles étaient bouclées par des gendarmes et des policiers ; mais, aucun incident n’avait été signalé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin