Le mot d’ordre de grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) est toujours de mise à Kindia. Dans les écoles de la commune urbaine, les enseignants ont brillé par leur absence ce lundi 26 février 2018. Une situation qui préoccupe aussi bien les élèves que leurs parents, a constaté sur place Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Du collège Wondy au lycée Général Lansana Conté, en passant par le complexe scolaire de Sambayah, le lycée Franco-arabe de Thierno Djibya, le lycée 28 septembre, les collèges Tafory et Fissa, les écoles privées Paul Keita, La Francophonie et Stéphane Emaus, et l’ensemble des institutions d’enseignement technique et professionnelles…tout est resté fermé. Aucun enseignant n’a fait acte de présence dans ces différents établissements.

En revanche, quelques groupes d’élèves échangeaient à la devanture de leurs écoles. Nombre d’entre eux expriment leur inquiétude devant la tournure des événements. Selon Youssouf Dabo, « cette grève affectera sérieusement le niveau d’évolution des cours, surtout nous qui sommes dans les salles d’examen. C’est la troisième semaine qui commence aujourd’hui, on ne suit pas les cours. Ça joue beaucoup sur nous. Il faut que l’Etat nous aide, si non ce sera une année blanche pour nous ».

Du coté des parents d’élèves, l’inquiétude gagne également du terrain. « Nous les parents d’élèves, nous sommes inquiets du sort de nos enfants pour cette année. Il y a combien de semaines nos enfants n’étudient pas ? Ce n’est pas normal ça. Nous fournissons beaucoup d’efforts pour que nos enfants bénéficient d’une bonne formation, mais l’Etat met tout cela dans l’eau. Moi je pense qu’il est temps pour le gouvernement de trouver la solution au problème des enseignants pour éviter l’année blanche », suggère monsieur Lansana Touré.

Rappelons que, pour l’instant, Kindia n’a enregistré aucun incident lié à cette grève qui perdure.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tel : 623 78 43 73

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