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Comme à Kipé, dans la banlieue de Conakry, des jeunes de la commune urbaine de Boké sont sortis tard la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 27 février 2018, pour barricader à plusieurs endroits la route principale traversant la ville de Boké. Ces protestataires (qui continuent d’occuper la route ce matin) disent réclamer le dialogue entre le pouvoir et le SLECG en vue de la reprise des cours dans les écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Il était 22 heures passées, lorsque qu’on a appris que des jeunes en colère ont pris d’assaut la rue, notamment au quartier Koulifanya et les secteurs TP et Dembaya, empêchant la circulation à l’aide des barrages et des jets de pierres. Des pneus sont également brûlés à quelques endroits sur le goudron…

Si à travers le pays, tout le monde fait sa grève la journée, à Boké c’est tout à fait le contraire. Jusqu’à l’heure où nous quittions le terrain (aux environs de minuit), les jeunes manifestants régnaient en maître absolus, ils n’ont pas pour le moment enregistré la visite des forces de l’ordre.

Dans la matinée de ce mardi, Guineematin.com a appris que ces barrages restent maintenus et que le quartier Yomboyah s’est ajouté dans cette protestation.

A rappeler que toutes les dernières manifestations de Boké ont commencé la nuit et causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Il est à espérer que cette dernière ne dure pas et qu’elle ne fasse aucun dégât.

Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par Aboubacar Soumah a lancé sa deuxième phase de la grève des enseignants le 12 février dernier. Mais, le pouvoir le considère comme un dissident et refuse de dialoguer directement avec lui. Au début de cette grève, une réunion avait été tenue à la Primature entre le pouvoir et les anciens dirigeants du SLECG. Seulement, la base considère ces anciens dirigeants comme des corrompus à la solde du pouvoir. Ce qui fait que cette rencontre n’avait rien apporté.

À suivre !

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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