La signature de l’accord de sortie de crise entre le gouvernement guinéen et le bureau exécutif du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a finalement été faite en présence de tous les médias publics et privés. Mais, le début n’a pas été facile pour la RTG (radiodiffusion et télévision guinéenne), qui s’est montrée très partisane pendant la grève…

Avant même l’arrivée des officiels dans la salle, les enseignants membres du syndicat ont demandé aux journalistes de la RTG de dégager les lieux. Mais, notre consœur Moussa Yéro Bah de la radio Espace Fm s’est levée pour plaider la cause de nos confrères des médias d’Etat.

Finalement, un des syndicalistes a été sensible à ce message et parlé à ses camarades. « Nous savons tous que la RTG n’est pas suivie. Mais, comme nous avons ici tous les médias privés (notamment les radios, les télévisions et les sites internet) qui sont suivis, nous sommes des démocrates et nous devons le demeurer… Et, avec la plaidoirie de madame Moussa Yéro, avec tout ce dont la radio Espace a été victime à cause de nous, à cause de notre grève, nous leur devons ça, nous devons pardonner et laisser la RTG à cause d’eux… », a-t-il insisté.

Comme on le sait, la RTG s’est particulièrement illustrée contre cette grève du SLECG (qu’elle qualifiait de sauvage) et l’avènement de monsieur Aboubacar Soumah à la tête du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée. Même très récemment quand ce dernier a été reçu par le chef de l’Etat, sa voix n’a pas été diffusée par la télévision nationale. Et, un dernier plateau à sens unique a été organisé dimanche dernier, sans aucune voix syndicale… Les enseignants n’ont oublié rien de tout cela et ont voulu sanctionner hier ce média d’Etat en lui refusant la couverture de la signature de l’accord de sortie de crise, sans doute pour que cela ne reprenne plus… Mais, confraternité oblige, sa cause a été défendue et elle a finalement été acceptée…

A rappeler que cet accord signé hier permet aux enfants de Guinée de reprendre le chemin de l’école après deux grèves successives, avec la perte des vies humaines, d’importants dégâts matériels, la perte cumulée d’au moins un mois trois semaine de cours, sans oublier l’énorme perte de crédit et de popularité du chef de l’Etat, brocardé désormais dans toutes les rues de toutes les communes de la capitale guinéenne comme l’un des plus mauvais dirigeants de la Guinée. Un peu partout (et même dans la paisible presqu’îl de Kaloum), on a vu des pancartes et entendu des slogans : « Alpha zéro ! Alpha zéro ! Alpha zéro »… Et dire qu’on pouvait éviter tout ça !

A suivre !

Mamadou Laafa Sow était au palais du peuple pour Guineematin.com

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