Dans une interview qu’il a accordée le jeudi 15 mars 2018 à nos confrères de RFI, le ministre guinéen du budget a annoncé une éventuelle augmentation du prix du carburant à la pompe. Mohamed Lamine Doumbouya a justifié cette situation par la récente augmentation des salaires des fonctionnaires.

Ce qui obligerait l’Etat, à supprimer les subventions qu’il alloue à certains secteurs dont celui du carburant. Mais d’ores et déjà, le secrétaire général de la CNTG annonce que le syndicat n’acceptera pas une telle décision. Amadou Diallo l’a dit à Guineematin.com qui l’a joint au téléphone ce samedi 17 mars 2018.

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une seule éventualité. Mais elle est déjà prise au sérieux et suscite de l’inquiétude au sein de l’opinion. Car, une augmentation du prix du carburant aurait des répercussions immédiates et générales sur le coût de la vie. Et cette situation, la confédération nationale des travailleurs de Guinée n’est pas prête à l’accepter. C’est en tout cas l’annonce faite ce samedi par son secrétaire général, Amadou Diallo, au micro de Guineematin.

« On n’est pas disposé à accepter une éventuelle augmentation du prix du carburant, on n’est pas prêt à l’accepter. Nos accords avec le gouvernement sont très clairs, y a le principe de la flexibilité. Si le prix du carburant monte sur le plan international, on peut accepter de faire augmenter, et si ça baisse, on doit baisser aussi. Mais vous vous rappelez que lors de la dernière baisse du prix du baril sur le marché mondial, le gouvernement avait refusé catégoriquement de baisser le prix du carburant. Donc, le principe de flexibilité a été bafoué, et nous aussi, quelles que soient les contraintes, nous n’allons pas accepter que l’Etat procède à cette augmentation du prix du carburant à la pompe », a dit le syndicaliste.

A la question de savoir si cette possibilité de revoir à la hausse le prix du carburant a été évoquée lors des négociations entre les syndicalistes et le gouvernement, et qui ont conduit à une augmentation des salaires de l’ensemble des travailleurs de l’Etat, Amadou Diallo répond : « Non, pas du tout ! Cela n’a pas été à l’ordre du jour. Pendant les négociations on n’a jamais parlé de ça ».

Le leader de la CNTG indique que si cette annonce du ministre du budget arrive à se confirmer, les syndicalistes se retrouveront pour prendre la décision qui s’impose.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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