L’humanité a célébré ce mercredi 21 mars 2018 la journée internationale des forêts. C’est au jardin botanique de la Camayenne, dans la commune de Dixinn, que la cérémonie a eu lieu, en présence des cadres du Ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts. Cette année, le thème retenu pour la journée est « Forêts et villes durables » sous le slogan « faisons de nos villes des lieux plus verts et plus saints, où il fait bon vivre ! », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux discours ont ponctué la cérémonie, tous allant dans le sens de la prise en compte « de l’importance des arbres et des régions boisées ». Une manière d’interpeller tout le monde sur le fait que « l’urbanisation croissante ne doit pas nécessairement être synonyme de villes polluées ».

La ministre de l’Environnement, Assiatou Baldé a regretté le fait que le personnel de la direction nationale des eaux et forêts soit vieillissant : « il faut préparer la relève », a-t-elle instruit.

Elle a invité le directeur et les responsables du corps des conservateurs de la nature à faire des propositions en vue de relever tous les défis qui assaillent le jardin botanique de la Camayenne.

De son coté, Fatoumata Chérif, activiste et présidente de l’ONG Femmes, Pouvoir et Développement (FEDEP), le thème de cette année vaut son pesant d’or. Car, « la présence d’une forêt dans la capitale est très importante. C’est une manière d’établir un lien entre forêts et habitations. L’environnement est transversal puisque qui parle d’habitat, parle d’urbanisme, d’assainissement, de construction. Normalement aujourd’hui, même le secteur privé doit être associé dans la construction. Parce que, si on parle de ville durable, cela veut dire qu’ils doivent intégrer le volet environnement dans toutes les constructions », estime Fatoumata Chérif.

La visite guidée de la délégation du ministère de l’environnement au jardin botanique de la Camayenne, soutient la présidente de l’ONG Femmes, Pouvoir et Développement (FEDEP), « est de faire redécouvrir le sens de la forêt, parce que nous sommes dans une ville où il y a tellement d’embouteillages qu’on ne prend plus le temps d’observer. L’idée, c’est aussi de faire comprendre aux gens, outre les problèmes qui nous entourent, voilà quelque chose qui peut nous unir. Aujourd’hui, on parle d’ethnocentrisme et de politique, je vous assure que si tout le monde parle d’environnement, on allait parler le même langage, pour lutter contre la dégradation de l’environnement ».

Situé entre le cimetière de Cameroun et la grande mosquée Fayçal, le jardin botanique de la Camayenne, dans la commune de Dixinn, constitue aujourd’hui l’un des poumons de la ville de Conakry.

Autrefois bâti sur 12 hectares, ce jardin est un héritage de la colonisation française, du temps du premier gouverneur Noël Ballaye, vers 1898, a confié à Guineematin.com Elhadj Ousmane Bangoura, jardinier à la direction nationale des eaux et forêts. A l’époque, le jardin s’appelait « jardin d’essai de Camayenne ».

Aujourd’hui, il n’en reste plus que quelques 8 hectares, où on rencontre cependant une multitude d’espèces végétales, dont quelques unes sont centenaires. Des espèces très rares et recherchées sont visibles dans ce sanctuaire. C’est le cas notamment du mangoustanier importé des îles Moluques, dans le Pacifique.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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