Depuis le début de l’année scolaire 2017-2018, le collège d’enseignement général de la commune rurale de Korbé, dans la préfecture de Lélouma ne parvient pas à installer le bureau de son association des parents d’élèves, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le principal du collège de l’enseignement général de Korbé, dans la préfecture de Lélouma, Thierno Sidy Bah a déclaré dans l’après-midi de ce mardi, 3 avril 2018, au téléphone de Guineematin.com que son établissement n’a pas une association des parents d’élèves fonctionnelle depuis le début de l’année scolaire 2017-2018.

« Le bureau qui fonctionnait depuis une dizaine d’année a démissionné à l’ouverture. Cette équipe a été poussée à la démission par certaines personnes ressources de la communauté. Mais, depuis que cette équipe a démissionné, nous avons du mal à avoir d’autres personnes qui vont prendre la relève. Même au cours de ce mois de mars, j’ai n fois appelé les parents d’élèves pour qu’ils puissent installer une nouvelle équipe qui va parler au nom de leurs enfants. Mais, l’initiative n’a pas abouti pour le moment. Même hier lundi, 2 avril 2018, après la prière de 14 heures, nous nous sommes réunis à l’école mais ce n’est pas facile » a expliqué le principal du collège.

Il semble que la rencontre a avorté à cause de la faible mobilisation des parents d’élèves et l’absence totale des autorités locales (maire et président du district) qui étaient occupé, dit-on, à une cérémonie religieuse dans le village.

« Nous avons reporté la rencontre au dimanche prochain dans l’espoir que les citoyens concernés et les autorités locales vont se mobiliser pour qu’enfin on puisse mettre en place ce bureau de l’association des parents d’élèves et amis de l’école » a ajouté le principal du collège.

Interrogé sur les raisons de cette inertie autour de l’installation de cette structure partenaire de l’école guinéenne au collège de Korbé, un activiste de la société civile locale, Amadou Sadio Diallo a révélé que l’ancienne équipe a été contrainte de démissionner parce qu’elle a été incapable de faire la situation financière des cotisations des parents d’élèves. Pendant que l’équipe avait été installée à l’élémentaire fait le travail à la grande satisfaction de la communauté.

Fait important ! Après le départ de l’ancienne équipe, la communauté avait choisi un nouveau bureau qui a été rejeté par le principal du collège.

« Le principal du collège n’a pas voulu travailler avec la nouvelle équipe que nous avons installée, pour des raisons qu’il est le seul à pouvoir expliquer » accuse Amadou Sadio Korbé de la société civile.

Sur la question, le principal du collège, Thierno Sidy Bah confirme les appréhensions de la société civile.

« On m’avait présenté ici des personnes. Mais, puisque le vieux qui a démissionné avait des sérieux problèmes avec la communauté, parce que tout simplement il n’a pas un enfant de sang à l’école. Ce qui fait que lorsqu’on m’a amené des jeunes qui n’ont pas des enfants à l’école pour former le bureau de l’APEAE, finalement je me suis dis que si les intéressés exercent le problème va continuer, parce que les décisions qu’ils vont prendre seront considérées comme étant initiées par des gens qui n’ont pas leurs enfants à l’école. C’est pourquoi, ils ont pris ces décisions impopulaires » s’est justifié l’enseignant.

Cet encadreur du collège souhaite alors que le président de l’APEAE soit choisi parmi ceux qui ont leurs enfants au collège.

Cet argument du principal du collège de Korbé est balayé du revers de la main par la société civile.

« Le principal du collège est l’une de nos difficultés ici. Je suis convaincu que l’ancienne équipe a été incapable de faire la situation financière, parce que tout simplement ses responsables n’ont jamais vu la couleur des cotisations parentales de l’année écoulée. Ils n’avaient aucune information sur le niveau de recouvrement de ces cotisations qui étaient versées directement au principal du collège » insiste et persiste Amadou Sadio Diallo.

En tout état de cause, cette situation d’incompréhension ne favorise pas l’implication des ressortissants pour la prise en charge des contractuels du collège.

« Lorsque nous avons demandé aux ressortissants de nous aider à prendre en charge les contractuels du collège, ils nous ont demandé de leur donner des informations claires sur le nombre et le coût. Or, pour l’année scolaire écoulée, l’ancienne équipe n’a pas pu nous dire chaque contractuel était payé à combien et quel est le montant des cotisations parentales qui reste dans les caisses. Tout ce que nous savions, c’est que le collège avait 125 élèves et chacun payait 22 mille francs par mois. Mon calcul donnait un montant total mensuel de 2 millions 750 mille francs guinéens. Ils n’ont pas pu aussi nous dire sur ce montant total, les contractuels du collège percevaient combien » a précisé l’activiste de la société civile.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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