Comme annoncé précédemment, deux responsables de l’UFC, Aboubacar Biro Soumah et Abdoul Madjid Bah, ont claqué la porte du parti dirigé par Aboubacar Sylla pour rejoindre le groupe de l’opposition républicaine. Au lendemain de l’annonce officielle de ces défections, le président de la formation politique a répondu aux démissionnaires au cours de l’assemblée générale de l’UFC, ce samedi 07 avril 2018, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Aboubacar Sylla, les démissionnaires sont parfaitement dans leurs droits. « Certains membres de l’UFC ont décidé, après avoir adhéré à l’UFC, de quitter et d’aller adhérer à une autre formation politique, c’est parfaitement leurs droits. Et c’est normal. Un parti politique comme on le dit souvent c’est un train. Il y a des gens qui montent à chaque gare et puis il y a d’autres qui descendent. Mais à l’UFC, ceux qui montent sont infiniment plus nombreux que ceux qui en descendent. Et je dois dire aussi que ceux qui en descendent malheureusement, ils n’arriveront pas à la gare, c’est-à-dire à Sékhoutouréya demain, lorsque l’UFC arrivera au pouvoir », a lancé l’honorable Aboubacar Sylla sous un tonnerre d’applaudissements de ses militants.

Poursuivant, le président de l’UFC a dit que la politique n’est pas une religion. « On n’entre pas dans un parti politique pour ne jamais sortir, tout ce qui n’est pas bon c’est la mauvaise séparation. Quand vous vous séparez avec quelqu’un, séparez-vous avec lui dans la bonne humeur, dans l’amitié, dans la vérité. La politique comme on le dit n’est pas une religion, on n’entre pas pour ne jamais sortir. Mais qu’on ne salisse pas l’eau qu’on a bue. Qu’on ne salisse pas le parti qui vous a fait émerger, qui vous a fait connaitre » a-t-il lancé à l’endroit des démissionnaires.

En effet, si Aboubacar Sylla dit ne pas être opposé au départ des deux responsables de son parti, il n’apprécie pas cependant les motifs invoqués par ces derniers pour justifier leur démission de l’UFC. « Pour justifier leur ralliement à d’autres, ils affirment publiquement que le parti n’a rien fait pour eux. Et que leur élection comme conseillers communaux, ils ne le doivent qu’à eux-mêmes. Je dis que c’est dommage ! Beaucoup de guinéens oublient une chose, tout ce qu’ils font et tout ce qu’ils disent est vu et entendu par le bon Dieu. Il y a un Dieu en haut qui voit chacun, qui entend chacun et qui va rétribuer chacun » a dit le président de l’UFC.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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