Les débats ont démarré ce lundi, 09 avril 2018 dans le procès du commandant AOB, madame Fatou Badjar Diallo, Jean Guilavogui et le Lieutenant Lamarana Diallo. Ces débats s’ouvrent autour d’une demande de remise en liberté des accusés, introduite par les avocats de la défense, a constaté un reporter de Guineematin.com qui se trouve au TPI de Dixinn.

Aussitôt après l’ouverture des débats par le président du tribunal de première instance de Dixinn, Mangadouba Sow, la défense des accusés a pris la parole pour présenter une requête de mis en liberté du Commandant AOB, la dame Fatou Badjar et Jean Guilavogui, les trois accusés détenus depuis juillet 2011 et qui sont présents dans la salle d’audience.

Maître Salifou Béavogui, un des avocats de la défense, a rappelé que l’arrêt de la cour suprême qui a renvoyé les accusés devant le TPI de Dixinn, a cassé et annulé l’arrêt de la cour d’Assise de Conakry en date du 13 juillet 2013, condamnant le Commandant AOB et Cie dans l’affaire de l’attaque contre la résidence privée du président Alpha Condé, le 19 juillet 2011.

« Et la forme et le fond ont été annulés, on reprend le dossier à zéro. Donc, nos clients doivent être immédiatement remis en liberté, nous avons demandé plusieurs fois leur mis en liberté, nous pensons que cette fois sera la bonne. Il n’y a plus rien qui justifie leur maintien en détention », a dit Maître Salifou Béavogui.

Mais, cette requête n’est pas du goût de la partie civile. Maître Joachin Gbilimou et ses collègues rappellent que les faits pour lesquels les accusés sont poursuivis sont suffisamment graves, et que l’arrêt de la cour suprême n’a pas annulé les accusations retenues contre eux. Les avocats de la partie civile estiment que cette demande de mis en liberté est mort-né, parce qu’en l’état actuelle de la procédure, une mis en liberté des accusés pourrait contribuer à cacher la vérité dans cette affaire. Entre autres raisons pour lesquelles, ils ont demandé le rejet de cette requête de la défense.

Après les débats entre les avocats de la défense et de la partie civile autour de cette demande de mis en liberté, la parole a été donnée au ministère public. Le procureur, Mohamed Samoura, a indiqué que la requête de mis en liberté n’a aucune base juridique et qu’elle doit être purement et simplement rejetée.

Après, l’audience a été suspendue pour cinq minutes. A la reprise, le juge Mangadouba Sow, a annoncé le rejet de la requête de la défense et ordonné l’ouverture des débats de fond.

Depuis le TPI de Dixinn, Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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