L’honorable Alpha Bah Fischer est contesté à la tête du Parti National pour le Progrès (PNR) depuis la semaine dernière. Interrogé hier, mardi 10 avril 2018, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, le député a rejeté les conclusions de ses camarades qui l’ont exclu de la présidence du parti et dit être le président légal du PNR.

D’ailleurs, ce député membre du Parlement de la CEDEAO jure avoir la nouvelle de sa destitution par voie de presse. « C’est par voie de presse que j’ai appris cette nouvelle des quatre frondeurs puisque moi, je n’ai reçu jusqu’ici aucun courrier dans ce cadre en ma qualité de Président du Parti. Et, le parti prendra des mesures disciplinaires à l’encontre de ces fauteurs. Honnêtement, je ne pense pas qu’une formation politique, ayant participé à une élection présidentielle et à des élections législatives avec un siège au Parlement, peut être gérée par quatre personnes. Le samedi prochain, vous serez conviés à une conférence presse. Actuellement, le bureau statue sur leur sort ; et, sûrement, des sanctions seront prises par le comité de discipline », a-t-il annoncé.

Concernant les récriminations faites contre sa présidence, l’honorable BahFischer reconnaît que « le comité de gestion a été reconduit dans sa mission plusieurs fois. C’est vrai qu’on a été confronté à des difficultés le plus souvent puisqu’il y a eu pas mal de problèmes. Mais, ça c’est interne au parti ».

D’ailleurs il promet d’apporter rapidement des corrections. « Comme je vous l’ai dit, l’assemblée générale qui sera convoquée par moi prendra des mesures. Et, vous en serez informés. Et, jusqu’à preuve du contraire, je demeure et je reste le Président du parti », persiste-t-il.

A ses frondeurs qui parlent de la mise en place d’un Conseil supérieur en lieu et place du comité de gestion, Bah Fischer, membre de la majorité parlementaire et de la mouvance présidentielle, explique que cela « n’existe dans aucun paragraphe des textes du parti. Et, moi, je vais convoquer une assemblée générale et on prendra les dispositions qui s’imposent envers ces frondeurs. Mais, ne vous en faites pas. Cette situation n’est pas seulement du vécu au PNR, dans tous les autres partis politiques, c’est des choses qui arrivent. Certains quittent alors que d’autres arrivent et c’est comme ça (…) ».

A rappeler que le Parti National pour le Progrès (PNR), créé dans les années 2010 était initialement dirigé par l’actuel ministre de l’industrie et des PME, Boubacar Bary, alias Big-up. Celui-ci avait été éjecté de sa direction avant de créer l’UNR, également membre de la mouvance présidentielle.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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