La sculpture, activité artisanale autrefois très lucrative, est en perte de vitesse dans la ville de Kankan. Le retard dans l’opérationnalisation de l’espace d’exposition artisanale de la ville et la rareté des clients sont entre-autres facteurs qui minent le secteur. Cet état de fait inquiète les sculpteurs qui n’ont que leurs yeux pour pleurer, a constaté sur place Guineematin.com, à travers con correspondant local.

Mamady Sidimé, âgé d’une trentaine d’années, travaille au premier atelier artisanal de Kankan. Dans ce centre construit depuis 1927, au quartier Kabada 1, monsieur Sidimé donne toutes sortes de formes aux morceaux de bois. « La sculpture est plus qu’une activité professionnelle. Façonner le bois, pour lui donner une forme humaine ou animale, est devenu pour moi une passion depuis l’âge de 12 ans », lance-t-il.

Selon Mamadi Sidimé, les nombreuses difficultés qui minent le secteur rendent la vie dure aux sculpteurs qui se demandent à quel saint se vouer. Ils sont nombreux à sa plaindre de la rareté des clients. Ils dénoncent également le manque d’organisation dans le secteur, tout en déplorant l’absence de tout soutien de la part du département en charge du Tourisme et de l’Artisanat.

Les sculpteurs de Kankan lancent un appel aux bonnes volontés et plaident pour l’ouverture du centre d’exposition artisanale de la localité. Un centre inauguré à Kankan au mois de février dernier, en marge de la célébration en différé des festivités de l’indépendance. Ce centre n’est toujours pas opérationnel. De nombreux observateurs s’interrogent aujourd’hui sur le retard dans l’opérationnalisation dudit centre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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