Sadou Keita, Gouverneur Labé

Dans le cadre de la mise en œuvre de son nouveau programme de promotion de la Santé Communautaire en République de Guinée, le gouvernement guinéen a sélectionné 40 communes rurales dont 10 pour la Région Administrative de Labé, dans lesquelles l’effort de l’Etat et l’appui des partenaires vont converger pour booster le développement socio-économique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ces communes de convergence ont été choisies par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), à travers ses gouverneurs de région et préfets à partir de critères préalablement définis : poches d’extrême pauvreté marquée par l’absence de tous les services sociaux de base (routes, écoles, structures de santé, eaux potables).

Les localités ciblées ont été combinées avec des collectivités jugées modèles de développement dans un contexte de décentralisation matérialisée par un transfert de compétences sans moyens permettant de les assumer pleinement. Cette combinaison entre collectivités sous développées et communes qui sortent de l’eau vise, dit-on, à provoquer un effet de contagion, surtout pour les mentalités de développement.

Ainsi, les autorités locales ont retenu les communes de convergence suivantes dans la Région Administrative (RA) de Labé : « Daara-Labé et Noussy dans la préfecture de Labé, Fafaya et Gadha-Woundou dans la préfecture de Koubia, Kollet et Fello Koundouwa dans la préfecture de Tougué, Balaki et Donghel-Sigon dans la préfecture de Mali, Parawol et Diountou dans la préfecture de Lélouma » a expliqué dans la matinée de ce samedi, 14 avril 2018, le directeur régional de la Santé de Labé, Dr Elhadj Mamadou Houdy Bah.

Tous les partenaires du Système des Nations Unies (SNU) vont intervenir en même temps dans ces collectivités pilotes du programme de Santé Communautaire du gouvernement guinéen.

Il revient alors à l’Etat guinéen d’ouvrir les routes, envoyer des enseignants et des agents de Santé, en un mot y créer un cadre de vie permettant de fixer le fonctionnaire dans les localités les plus reculées et actuellement à accès difficile.

« Sinon, aucun fonctionnaire ne va accepter de rester là où il n’a pas la possibilité d’assurer l’éducation scolaire et garantir la santé de ses enfants » confie une autorité sanitaire de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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