Le pressing est une activité qui consiste à faire le linge, le repassage, le séchage et le nettoyage des vêtements. De nos jours, bon nombre de jeunes filles et garçons se retrouvent dans ce métier pour gagner leur vie. C’est le cas du pressing de Mohamed Sylla de Dixinn, situé en face de l’Université Gamal Abdel Nasser. Les sept employés traitent aussi bien des costumes que des basins. Ces vêtements sont accrochés à la devanture de la salle d’accueil pour attirer l’attention des passants, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Mamadou Idrissa Sow

Selon Mamadou Idrissa Sow, ancien tailleur, il s’est retrouvé dans ce métier suite aux encouragements des clients. Selon lui, la couture et le pressing sont des activités qui vont de paire. « Depuis quinze ans je faisais la couture. Mais, par l’encouragement et la pression de mes clients, j’ai abandonné la couture au profit du pressing parce qu’ils disaient que si je le fais c’est un grand plaisir pour eux. Par la suite, maître Mamadou Sylla a acheté le matériel pour le pressing et j’ai commencé à travailler depuis plus d’un an », a expliqué notre interlocuteur.

En ce qui concerne le fonctionnement de la structure, monsieur Sow explique que « si les clients viennent, nous récupérons les habits, nous les numérotons, on leur dit le prix et ensuite on les donne un rendez-vous. Nous nous avons également une autre salle où se trouvent les matériels de travail. Il y’a aussi une autre salle où on fait le repassage et le séchage des vêtements. Pour le prix, une veste et un basin de deux pièces sont fixés à trente cinq mille FG. Un complet de trois pièces est à quarante mille ou à quarante cinq mille FG. Après le lavage à sec, il y’a un autre groupe qui s’occupe du repassage à vapeur et le nettoyage. Le troisième groupe fait la retouche parce que certains de nos clients emmènent des vêtements déchirés. C’est ce groupe la qui arrange tout avant le lavage. Quant à notre directeur, il s’occupe du contrôle et la livraison ».

Pour ce qui est des difficultés rencontrées dans l’exercice de ce métier, Mamadou Idrissa Sow dit que « nous rencontrons beaucoup de difficultés, malgré notre planification. Premièrement, c’est le délestage du courant électrique. Quelques fois, les clients viennent trouver les vêtements ne sont pas lavés, ils se fâchent et ils crient sur nous, certains réclament leur habits. Parfois encore les vêtements peuvent se mélanger ».

Notre interlocuteur dit parvenir à satisfaire ses besoins dans cette activité car, selon lui, à part son salaire, il reçoit d’autres primes.

Ramatoulaye Diallo pour Guineematin.com

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