Le directeur préfectoral de la jeunesse (DPJ) de Labé, Thierno Aliou Barry a déclaré que la clameur publique relayée par la presse locale annonçant que le Palais de la Kolima a été transformé en un centre de débauche, de débit de boisson et de consommation de la drogue est une simple extrapolation ayant pour but de manipuler l’opinion contre les occupants et le gérant de l’infrastructure, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il y a quelques jours, les riverains du Palais de la Kolima et la presse locale tirait la sonnette d’alarme sur la transformation de cette infrastructure socioéducative et culturelle en un centre de consommation d’alcool, un refuge pour fumeurs de drogues et prostituées où, dit-on, des passants sont régulièrement agressés et dépouillés.

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

La pression populaire a inspiré une descente sur les lieux du gouverneur de la Région Administrative de Labé, Sadou Keïta accompagné de son préfet central, Elhadj Safioulahi Bah.

« Effectivement, monsieur le gouverneur et moi, accompagné de certains membres de nos cabinets, avons fait le déplacement suite à tout ce qu’on raconte concernant le Palais. Nous avons donc jugé utile d’aller constater de visu ce qui se passe là-bas. Nous sommes arrivés sans prévenir et nous avons constaté que dans toutes les parties du Palais, c’est de l’alcool qu’on vend et c’est la prostitution que se fait. Les visages que nous avons vus, sont indescriptibles. Certains ont même voulu nous agresser », a confie le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah.

A l’issu de ce constat alarmant, les autorités locales ont décidé de fermer provisoirement le Palais de la Kolima en vue d’assainir les lieux.

« Ce sont des gens qui occupent illégalement cet espace qui devrait être celui de la culture et c’est d’ailleurs ce que nous ferons. Tous les occupants illégaux y seront déguerpis. J’ai demandé au directeur préfectoral de la jeunesse (DPJ) de leur adresser une correspondance les intimant de libérer les lieux au plus tard le 5 mai. A partir ce cette date, nous y installerons un PA, afin que ce lieu reste aux jeunes pour leur divertissement » a jouté avec précision le préfet de Labé.

Thierno Aliou Barry, DPJ de Labé

Pour sa part, le directeur préfectoral de la jeunesse (DPJ) de Labé, Thierno Aliou Barry, surpris par cette procédure de récupération de l’infrastructure engagée par les autorités préfectorales dénonce une manipulation de l’opinion par médias interposés.

« Je suis étonné d’entendre les gens dire que la prostitution se développe au Palais de la Kolima. Je lance un défi à ceux qui disent que la prostitution se pratique dans ce bâtiment. Je ne dis pas que c’est archifaux, mais quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage. Certainement, les gens ont trop extrapolé. Sinon, c’est une seule salle. Il n’y a pas de chambre de passage. C’est donc de notre responsabilité d’aider les jeunes à trouver de l’emploi. De l’emploi descend, mais aussi saint » s’est défendu le DPJ de Labé.

En attendant d’y voir clair, le directeur préfectoral de la jeunesse de Labé a exécuté à la lettre les instructions reçues de son préfet.

« Certaines déclarations que nous avons reçues ou que nous avons apprises à travers des médias interposés n’ont pas encore été vérifiées. Mais, qu’à cela ne tienne ! Cela nous interpelle à prendre notre responsabilité. Déjà toutes les dispositions sont prises. L’application a déjà démarré en ce sens que chacun des occupants a reçu son courrier l’invitant à prendre toutes les dispositions pour quitter avant le 5 mai 2018. Ainsi, ce sera une occasion pour nous de voir comment d’autres disciplines seront développées dedans. Ce qui reste vrai c’est que le Palais ne va pas rester comme çà» a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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