Comme nous l’annoncions précédemment, les députés se sont retrouvés hier, mardi 24 avril 2018, en séance plénière à l’Assemblée Nationale. La démarche visait à discuter et adopter cinq (5) textes, dont quatre accords de prêt auprès de la Banque Islamique de Développement (BID), d’un montant total de 586 millions de dollars.

Après le vote et l’adoption du projet d’adoption de l’interconnexion entre la Guinée et le Mali, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla a expliqué à la presse la faisabilité dudit projet.

Décryptage !

« Je dirais avant tout que c’est une fierté pour nous, chaque fois que nous venons présenter nos projets à l’Assemblée, ils sont acceptés et ratifiés à l’unanimité parce que ce que nous développons, nous le faisons dans l’intérêt du peuple de Guinée, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie du peuple de Guinée, conformément aux instructions reçues du président de la République, le professeur Alpha Condé.

La faisabilité du projet, elle est imminente, la mise en vigueur du projet a eu lieu déjà du côté de la BAD. Tous les bailleurs de fonds, chacun s’est déjà déterminé sur les tronçons à financer à partir de N’Zérékoré jusqu’à la frontière à Siguiri, ça c’est pour la Guinée. Maintenant, de Siguiri jusqu’à Sanankoroba, ça c’est du côté de la République du Mali. Donc, la synergie des deux pays fait qu’ensemble on va pouvoir réaliser, la Guinée et la République du Mali, un projet d’interconnexion qui va permettre à nos populations, aux préfectures et aux zones rurales, d’avoir de l’électricité de bonne qualité. A rajouter à ça, c’est la ligne Linsan-Fomi qui va rendre plus économique cette ligne Guinée-Mali. Elle partira de Linsan pour arriver à Fomi et arriver à Fomi, c’est là où il y aura l’interconnexion entre l’énergie du Konkouré et toute autre énergie qui sera produite pour être injectée sur cette ligne d’interconnexion ».

Pourquoi l’interconnexion alors qu’en Guinée tout le monde n’est pas satisfait en terme de courant électrique ?

Il faut avoir une vision futuriste et programmatique comme je l’ai dit tantôt, il ne faut pas s’asseoir pour attendre des problèmes quand ça vient on commence à courir. Il faut prévoir, c’est ça qu’on appelle la gestion. C’est pourquoi aujourd’hui, d’ici 2020-2021, nous allons avoir suffisamment d’énergie à fournir aux populations de Guinée. Mais, si on ne construit pas la ligne Lisan-Fomi, comment nous allons alimenter la Haute Guinée, il n y a pas d’autre possibilité à le faire. Et si on a un surplus d’énergie que le Mali sollicite à cause du déficit que ce pays-là connait, dans ces conditions comment on va alimenter ? Mais si ces lignes existent, au moment où la ligne interconnexion va finir ça trouvera aussi que Souapiti est terminé et nous allons avoir à injecter sur cette ligne près de 1000 mégawatt d’énergie non seulement sur la ligne d’interconnexion, mais dans nos zones minières aussi. Le temps imparti ne nous permet pas de tout dire ici à l’Assemblée, mais tout ce qui a été dit verra le jour ».

Propos recueillis et décryptés par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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