Affaire de bouillon sur le marché guinéen : le ministre du commerce dément les services de Tiégboro et rassure les citoyens

Le ministre du commerce a animé une conférence de presse ce lundi, 30 avril 2018, pour parler de l’affaire de bouillons vendus sur le marché guinéen qui fait beaucoup de bruits ces derniers jours. Marc Yombouno a démenti les informations alarmantes données par le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, et a rassuré les citoyens que son département veille sur la qualité des produits vendus sur le marché guinéen, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

«Après une enquête menée sur les marchés de la capitale, nous avons recensé 95 marques de bouillons. Après une analyse, seulement 9 sont propres à la consommation et répondent aux normes SMO3 de la CEDEAO. De surcroît, l’analyse faite par l’organisation mondiale de la santé (OMS) a prouvé que la consommation de ces bouillons entraîne des maladies », c’est ce qu’a annoncé le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, qui a publié en fin de semaine dernière, un rapport sur la qualité des bouillons vendus à Conakry.

A cette même occasion, le colonel Moussa Tiégboro Camara qui dirige ce service, avait appelé le ministre du commerce à jouer son rôle pour protéger la santé de la population guinéenne. En réponse, le ministre du commerce a tenu une conférence de presse ce lundi, 30 avril 2018 pour s’expliquer sur le sujet. Marc Yombouno parle d’informations effrayantes et qui ne correspondent pas à la réalité sur le terrain.

« Nous avons suivi sur certains médias des informations qui effraient la population. Quand on donne des pourcentages avec un tel nombre de produits qui existeraient sur le marché et qui seraient des poisons, ça nous effraye et ça effraye la population. C’est pourquoi, en tant que département chargé de contrôler, de confirmer et de certifier les produits alimentaires pour nos populations, nous avons jugé utile de faire un éclairage pour dire que nous travaillons depuis longtemps sur la problématique des bouillons », introduit Marc Yombouno.

« 108 (Cent huit) marques de bouillons ont été identifiées sur le marché de Conakry, nous avons tenu une réunion, seulement 12(douze) marques se sont présentées et enregistrées. Pour lever l’équivoque nous les avons envoyés à Dakar pour des analyses. Le résultat a montré que sur les 12(douze) bouillons analysés, seulement 2 (deux) sont impropres à la consommation », a ajouté Marc Yombouno, précisant que les deux qui sont impropres à la consommation sont les marques ‘’Balamousou Babou’’ et ‘’Djaba’’

L’autre point qui fâche le ministre du commerce, c’est le fait que les opérateurs qui sont dans ce secteur, ont été obligés à payer des fortes sommes pour des analyses de leurs produits. Il déplore des agissements qui violent les procédures en la matière : « Nous avons regretté de voir que certains opérateurs ont été soumis à des paiements des montants faramineux pour soi-disant des analyses dans les pays limitrophes. Alors que nous-mêmes, nos laboratoires ne retirent pas des montants aussi importants à ces opérateurs. Cela nous a touchés, et nous disons aux opérateurs économiques de se référer au département de tutelle pour toute analyse de leurs produits. C’est ça vraiment la démarche à suivre », a-t-il déclaré.

Selon Marc Yombouno, le ministère du commerce à travers l’office national de contrôle de qualité travaille constamment sur cette question de bouillons, et sur tous les produits vendus sur le marché guinéen, de manière à protéger les consommateurs guinéens. Il a appelé les citoyens à collaborer avec les services du département en vérifiant les dates de péremption des produits qu’ils achètent et en se renseignant auprès des agents du ministère du commerce sur les nouveaux produits qu’ils voient sur le marché.

Aissatou Sadjo Diallo pour Guineematin.com

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