Assassinat de madame Boiro : Mohamed Sankhon réitère la comparution de Mohamed Gharé, gouverneur de Kankan

Les audiences criminelles se poursuivent au tribunal de Dixinn. Les présumés assassins de madame Aissatou Boiro et de Temple Cole ont défilé ce lundi 30 avril 2018, devant le tribunal. Sur les huit accusés, trois ont été entendus à la barre, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Le double assassinat avait été perpétré le 9 novembre 2012 à Kipé, dans la commune de Ratoma au moment où les deux victimes regagnaient leur domicile après avoir passé une journée de travail chargée.

Les présumés auteurs de ce double assassinat sont  accusés d’association de malfaiteurs, vol à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre, de munitions, et de chanvre indien, coups et blessures volontaire et complicité.

Au cours de cette audience, ce sont les accusés Mohamed Sankhon, Ibrahima Sory Bah, alias Mayano et Elhadj Ibrahima Sow qui ont été entendus.

Dans son audition, Mohamed Sankhon a réitéré sa demande liée à la comparution du général Mohamed Gharé, actuel gouverneur de la région administrative de Kankan. «Tous les accusés qui sont là sont des innocents. Si le général Gharé est là, vous allez connaitre l’assassin de feue madame Boiro. Moi, j’ai besoin ici de la présence du général Gharé pour expliquer les circonstances de la mort de madame Aïssatou Boiro. Le général Gharé m’a cité le nom de Messi, Manseko et autres,  soi-disant que ce sont eux qui ont assassiné madame Boiro. Voilà pourquoi je vous ai dit que ces accusés là ne connaissent rien dans cette affaire », a lancé à la barre Mohamed Sankhon, considéré comme étant l’un des cerveaux de ce double assassinat.

Interrogé sur la relation qui le lie au nommé Junior,  Mohamed Sankhon répond en ces termes : « le Junior que je connais s’appelle Mohamed Bangoura et, ce dernier est mort. Mohamed Diallo ‘’Junior’’ qui est là, je ne le connais pas », a-t-il insisté devant le juge Mangadouba Sow.

Le second accusé, Ibrahima Sory Bah alias Mayano dit qu’il n’a jamais participé à une opération de vol à mains armées. « Je n’ai jamais détenu une arme ou des munitions. Tout ce qui est écrit sur les papiers, je l’ai dit sous l’effet de la torture des agents de la police. Moi, je ne connais rien dans cette affaire de double assassinat. Tout ce que je sais, j’ai gâté deux conteneurs à l’aide d’un pied de biche avec Oumar Lamarana dit William. On a pris des boites de sardines et autres boites de conserve et un montant de 250 000 francs guinéens » a-t-il expliqué.

Dans la même lancée, Elhadj Ibrahima Sow dit qu’il  ne sait pas pourquoi il a été arrêté. « Je n’ai rien fait. On m’a fait arrêter la nuit chez moi par une équipe de police dirigée par Ibrahima Sory Bah, dit Mayano que je n’ai jamais connu », s’est-il défendu.

C’est dans ce climat  de négation systématique des griefs portés contre les accusés que l’audience a été renvoyée au 11 juin 2018.

Affaire à suivre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 654 416 922/664 413 227

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