Contentieux électoral: pas d’avancées, réactions des acteurs politiques

Comme annoncé précédemment, le comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 a tenu ce lundi 30 avril 2018, sa 22ème session de travail. Les travaux ont porté notamment sur le contentieux électoral né de l’annulation de certains résultats des élections locales du 04 février dernier par les présidents des CACV. Mais, sur ce point, les lignes n’ont pas véritablement bougé, même si les acteurs politiques ont, pour la plupart, préféré se montrer optimistes au sortir de la rencontre.

A l’issue de cette session qui a duré près de 3 heures d’horloge, les différents acteurs qui prennent part à ce dialogue politique,  sont allés chacun à ses explications.

Selon l’honorable Denn Touré de l’UFR, le comité a discuté des différends électoraux, de l’audit du fichier électoral et de la loi sur la CENI. En termes de résultats, le député de l’UFR dit avoir noté une évolution sur les différends électoraux. Et qu’au niveau du fichier électoral, les partis vont se prononcer en état-major politique ; mais aussi, en tant que député et acteur de la loi.

 « Ça veut dire est-ce qu’il faut faire l’audit du fichier ? Est-ce qu’il faut faire l’économie pour aller vers les choses plus sérieuses  parce que l’audit d’un fichier, c’est faire l’état d’une défaillance ? C’est aussi un gros travail », a dit honorable Deen Touré. Précisant que sur les différends électoraux qui polarisent l’attention, les acteurs pensent obtenir un résultat à l’occasion de la prochaine session. « Nous ne cherchons pas une solution contre une autre ; mais, une solution de toute le monde», a-t-il dit.

De son côté, honorable Aliou Condé de l’UFDG a clairement indiqué que lignes n’ont toujours pas bougé puisqu’à ce jour, le comité de réflexion n’a pas proposé une solution de sortie de crise. « Il y a des propositions ; mais, il faudrait que le comité de suivi ait une et une seule proposition qui soit la proposition de tout le monde et qu’elle soit appliquée à tous », a déclaré le secrétaire général de l’UFDG.

Pour parvenir à cette solution, l’honorable Aliou Condé estime qu’il faut encore plus de responsabilité. L’opposant ajoute qu’il a été décidé d’élargir le comité au niveau des experts qui sont les partenaires techniques et financiers de notre pays pour qu’une piste de solution soit trouvée. « Si on veut aller de l’avant, il faut que la solution consensuelle soit trouvée. Mais, à date, il n’y a pas eu de solution de sortie de crise », a indiqué l’opposant, qui annonce un débat au parlement sur le point concernant l’audit du fichier électoral.

Lansana Komara du RPG Arc-en-ciel a, à son tour, espéré qu’une solution va être trouvée très bientôt. « Il n’y a pas de point de blocage. Selon lui, chaque partie a fait des propositions sur lesquelles le comité de suivi va travailler d’ici vendredi prochain. « En attendant, nous avons décidé que le comité soit élargi aux ambassadeurs étrangers pour qu’on puisse jouer, carte sur table, afin qu’une solution soit trouvée ».

Egalement interrogé, le président du comité de suivi, le général Bouréima Condé, a rappelé qu’il s’agit de trouver une solution politique parce que le dossier a été purgé par les tribunaux. « Dès le premier jour, j’ai dit que, quand c’est purgé par les tribunaux, il n’est pas question d’ouvrir un second procès ici. Deuxièmement, les résultats ont été donnés par la CENI. Dès l’instant qu’il y a contentieux sur ces résultats, c’est le consensus qu’il faut trouver », a dit le ministre.

Il faut rappeler que l’opposition menace de quitter le comité de suivi pour reprendre les manifestations de rue, si rien n’est fait dans le sens de la restitution des voix qui lui ont été « volées » par les présidents des CACV.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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