Décret : Alpha Condé limoge Moundjour Chérif et nomme un nouveau procureur général

4 mai 2018 à 22 10 05 05055

Dans un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce vendredi, 04 mai 2018, le président de la République, Alpha Condé, a limogé le procureur général près la cour d’Appel de Conakry, Moundjour Chérif. Ce dernier est remplacé par Mamadi Diawara, doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Dixinn.

Par ailleurs, le  chef de l’Etat a nommé Sékou Mai Diarra, administrateur civil, au poste de président du conseil d’administration de la SOGEAC, société de gestion de l’aéroport de Conakry, en remplacement de Boubacar Sow limogé récemment pour « faute lourde ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Affaire Elhadj Doura: le GOHA reporte sa journée sans commerce et appelle à la mobilisation

4 mai 2018 à 21 09 55 05555

Suite à l’annonce sur les réseaux sociaux et dans certains médias de la découverte d’un corps qui serait celui d’Elhadj Doura, enlevé depuis décembre dernier, les réactions se multiplient. Après avoir annoncé une journée sans commerce le lundi 7 mai, à travers une déclaration, le GOHA (Groupe Organisé des Hommes d’Affaires) décide de reporter ce mouvement. L’information a été donnée ce vendredi 4 mai 2018, à travers une conférence de presse animée à Labé par la structure, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses correspondants dans la région.

Entouré de ses représentants à la base, Cherif Mohamed Abdallah, le président du GOHA, n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude sur l’insécurité grandissante en Guinée et qui vise en particulier les opérateurs économiques.

S’agissant de la découverte d’un corps sans vie, qui serait celui de l’opérateur économique Elhadj Abdourahmane Diallo, le président du GOHA se montre prudent. « Ces derniers temps, il y a des rumeurs persistantes qui disent qu’il a été assassiné quelque part et sa dépouille retrouvée. Mais, puisque les autorités habilitées à confirmer sa mort ne l’ont pas  fait, nous (GOHA, ndlr) nous ne pouvons pas le confirmer et encore moins sa famille. De toute façon, nous sommes très inquiets par rapport à cette situation », soutient Cherif Abdallah.

Face à cette situation confuse, le président du GOHA annonce le report de la journée sans commerce qu’il avait lui-même appelée, en attendant d’avoir une information claire sur cette affaire. « Pour se faire entendre, nous avons fait une déclaration pour appeler à une journée sans commerce, le lundi 7 Mai 2018 sur l’ensemble du territoire national. Mais, vu la situation, du fait qu’on n’a pas reçu une confirmation ou une infirmation sur la mort d’Elhadj Doura, en commun accord avec les membres de notre organisation, nous avons décidé de reporter la journée sans commerce de ce Lundi 7 Mai 2018, pour une date ultérieure et qui fera l’objet d’une autre déclaration, parce qu’il faut que  tout le monde sache que les opérateurs économiques sont fatigués de cette situation », a-t-il dit.

Le responsable du GOHA a, enfin, demandé à tous les opérateurs économiques guinéens de rester mobilisés, pour répondre à tout éventuel appel de l’organisation.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guinéematin.com

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Siguiri : un homme tué dans une mine d’or

4 mai 2018 à 21 09 51 05515

Un homme de 56 ans a péri dans un éboulement survenu hier jeudi, 03 mai 2018 dans une de mine d’or de la préfecture de Siguiri. Le défunt était avec d’autres personnes dans la mine, mais il a été la seule victime, a appris Guineematin.com à travers d’un correspondant à Siguiri.

L’éboulement s’est produit dans la soirée du jeudi, 03 mai 2018 dans la mine de Ködiarni2 relevant de la sous-préfecture de Doko. Alpha Souaré, 56 ans, marié à deux femmes et père de 12 enfants, étaient dans la mine avec plusieurs autres plusieurs au moment des faits. Mais, il est le seul à périr suite à cet éboulement.

« C’est aux environs de 18 heures que le drame s’est produit, la victime n’était pas la seule personne dans la mine, ils étaient nombreux. Mais, le défunt était à la porte d’entrée du trou et les autres étaient au fond du trou. Quand l’éboulement s’est produit, les granites sont tombées sur lui et les autres ont été sauvés, aucune autre personne n’a été même blessée. Nous avons travaillé pour retrouver son corps, ses amis ont été retrouvés vivants, aucun d’entre eux n’a été blessé », témoigne Dianko Dansoko, l’un des responsables de mine de Ködiani2.

De Siguiri, Bérété Lancei Condé pour guineematin.com

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Siguiri : un Donzo arrêté après avoir blessé un homme et enlevé sa moto

4 mai 2018 à 21 09 43 05435

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Des citoyens ont interpellé un Donzo hier jeudi, 04 mai 2018, dans un village de la préfecture de Siguiri. Il est accusé d’avoir tenté de tuer un conducteur de taxi-moto avant de s’enfuir avec la moto de ce dernier. Ils l’ont mis à la disposition de la gendarmerie de Siguiri, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le Donzo en question aurait déplacé Seydou Keita, conducteur de taxi-moto de de la localité de Frandamani pour celle de Badamakö. Mais, avant d’arriver à destination, il a sorti un couteau et a tenté d’égorger le conducteur de taxi-moto avant de s’enfuir avec sa moto. « Dans la journée du jeudi à 14 heures, un Donzo m’a déplacé de Fradamani à Badamakö. Selon ses dires, il partait à Badamakö à la recherche d’un coq blanc, des colas rouges et d’autres choses pour un sacrifice.

Nous sommes tombés d’accord sur un prix, mais quand nous sommes arrivés à cinq kilomètres de Fradamani, il m’a demandé de m’arrêter, je me suis arrêté, il a sorti un couteau et m’a étranglé pour tenter de m’égorger. J’ai fait semblant que j’étais mort alors que j’étais juste blessé, il a pris donc ma moto pour s’enfuir », témoigne Seydou Keita.

Le conducteur de taxi-moto s’est levé et a alerté ses parents. Ils sont sortis à la recherche du Donzo et sont parvenus à mettre main sur lui. « Quand il est parti, j’ai pris mon téléphone pour informer les parents en ville que j’ai été agressé par un Donzo qui est parti avec ma moto. Nous sommes venus à Fradamani où je l’avais pris, son tuteur nous a informés qu’il est de Badamakö, nous sommes partis donc à Badamakö. Quand nous sommes venus, il a d’abord nié les faits dans un premier temps, mais il a fini par avouer, il nous a conduits où il a gardé ma moto », ajoute-t-il.

Selon Seydou Keita, l’homme en question est un Donzo très connu dans la localité. Il a été arrêté par les citoyens et conduit à la gendarmerie départementale de Siguiri, qui doit l’entendre avant de le déférer devant la justice.

De Siguiri, Bérété Lancéi Condé pour guineematin.com

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Salaire de base de huit millions de FG : le SLECG pose des préalables avant tout débat de fond

4 mai 2018 à 21 09 07 05075

Comme annoncé sur Guinematin.com, une délégation du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a rencontré l’inspection du travail et le gouvernement ce vendredi, 4 mai 2018. Une rencontre qui vise à créer un cadre de dialogue sur les huit millions de francs guinéens de salaire pour les enseignants, conformément au protocole d’accord du 13 mars 2018. Il y a des préalables à tout début des discussions sur le fond, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La rencontre s’est tenue au ministère de la Fonction Publique. Les débats, qui ont duré pendant près de trois heures, ont essentiellement tourné autour de certains préalables. A la sortie de la rencontre, Aboubacar Soumah est revenu sur le contenu de la discussion. « Nous avons rencontré le gouvernement. Nous avons défini les termes sur lesquels nous dévons débuter les négociations. Avant, nous avons posé des préalables au gouvernement, concernant certaines violations du protocole d’accord, dont entre-autres le non respect de la date du 2 mai, le non respect de l’accord numéro 4 qui faisait état des mutations dont sont l’objet certains syndicalistes et enseignants pour fait de grève. C’est notamment au niveau de l’université de Kindia, il y a des syndicalistes qui ont été mutés. Il y a aussi pour les négociations de févier 2017, des homologues de l’université de Kindia n’ont pas été engagés. Donc, ce sont les conditions posées pour démarrer les négociations autour des huit millions ».

De son côté, l’inspecteur général du travail, Dr Alia Camara a fait remarquer que « des observations ont été faites par le syndicat. Nous avons ainsi demandé à la partie gouvernementale d’apporter des éléments de réponse la semaine prochaine par rapport à ces observations. Après ça, on s’est attaqué à la mise en place de la commission paritaire syndicat/gouvernement pour ouvrir un couloir de négociations. Les deux parties vont faire des désignations de leurs représentants pour la commission paritaire. La date limite de dépôt de ces listes est fiée pour mardi prochain. Les parties  vont se retrouver le vendredi en huit pour la poursuite des discussions ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Rumeurs sur la mort d’Elhadj Doura : « mon père n’est pas mort », réagit son fils Thierno Boubacar Diallo

4 mai 2018 à 15 03 21 05215

Depuis hier jeudi, 03 mai 2018, des informations faisant état de la mort d’Elhadj Doura Diallo, enlevé début décembre dernier, circulent à Conakry. Mais, Thierno Boubacar Diallo, l’un des fils de l’opérateur économique, ne croit pas à ces informations. Il l’a dit à un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu au domicile du vieil homme à Hamdallaye dans la matinée de ce vendredi.

Dans la famille d’Elhadj Doura Diallo, c’est le désespoir et la confusion qui dominent suite aux rumeurs annonçant la mort du vieil homme qui reste sans nouvelles depuis plusieurs mois. Mais, il y en a aussi dans la famille qui ne gardent espoir. C’est le cas de Thierno Boubacar Diallo, l’un des fils de l’opérateur économique kidnappé le 05 décembre 2017. Ce dernier ne croit pas aux informations annonçant la mort de son père.

« Moi, jusqu’à l’heure où nous sommes, personne ne m’a signifié que mon père est mort, parce que pour dire que quelqu’un est mort, il faudra montrer son cadavre. A ce jour, on ne m’a pas montré un cadavre comme quoi c’est mon père, donc jusque-là, je pense que mon père n’est pas mort. Il est porté disparu, il est kidnappé, on peut employer tous les termes qu’on veut, mais mon père n’est pas mort », a-t-il réagi.

Selon notre interlocuteur, il est en contact de façon permanente avec les services de sécurité, notamment la gendarmerie. Et, jusqu’à présent dit-t-il, les officiers en charge de l’enquête sur la disparition de son père, ne lui ont pas fait part de la mort de ce dernier. « Je suis tout le temps en contact avec les officiers en charge de l’enquête sur le kidnapping de mon père. Jusqu’à hier, on était ensemble et personne ne m’a signifié que mon père était mort, personne ne m’a montré un cadavre.

C’est pourquoi je vous dis, jusque-là où on est, j’ai la conviction que mon père n’est pas encore mort. Pour qu’il soit mort, il faut qu’on me montre un cadavre, et qu’un médecin légiste me certifie que ce cadavre est bien celui de mon père », a insisté Thierno Boubacar Diallo.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Report de la rencontre du comité de suivi : voici les raisons

4 mai 2018 à 15 03 15 05155

Initialement prévue pour ce vendredi, 04 mai 2018, la 23ème session du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 a été reportée au lundi, 08 mai 2018, a appris Guineematin.com des principaux acteurs.

Joint au téléphone par un journaliste de notre rédaction, le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, Lansana Komara, a expliqué que ce report fait suite à l’importance des consultations en cours au sein des états-majors des partis politiques. « Nous avons repoussé la rencontre pour que chaque camp peaufine bien ses propositions. Comme ça, le lundi, on va se retrouver pour regrouper l’ensemble des propositions et tirer une conclusion qui soit bien pour l’ensemble », a-t-il dit.

Egalement joint au téléphone, le secrétaire général de l’UFDG, honorable Aliou Condé, a dit que ce report n’a rien d’extraordinaire. « Il s’agit juste de permettre aux différentes parties de finir avec les consultations et aller avec des propositions. C’est ce que nous sommes en train de faire. Comme ça, le lundi prochain, chaque partie va présenter ses propositions de sortie de crise et nous allons en débattre », a-t-il indiqué.

Il faut rappeler que le lundi, 30 avril dernier, les acteurs politiques avait discuté pendant plusieurs heures sans parvenir à un accord, notamment sur le contentieux électoral, principal sujet de ce dialogue politique. Et, au sortir de cette 22ème session, ils avaient décidé que chacun se retourne vers sa base pour faire des consultations à l’issue des quelles, des propositions concrètes de sortie de crise pourraient être trouvées. Il avait été également décidé de faire recours aux partenaires techniques et financiers, notamment les ambassadeurs pour un appui dans ce sens.

Pour le moment, il reste à savoir si ces deux jours de plus (samedi et dimanche) suffiront aux uns et aux autres pour faire des propositions consensuelles qui permettront de mettre fin à la crise post-électorale qui dure depuis trois mois.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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« Le RPG n’est pas responsable », dit le préfet de N’Zérékoré

4 mai 2018 à 15 03 11 05115

Le préfet de N’Zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, a convoqué les acteurs politiques locaux à une réunion dans l’après-midi du jeudi, 03 mai 2018. L’objectif de la rencontre était d’attirer l’attention des responsables de la mouvance présidentielle et de l’opposition dans la préfecture, sur certains agissements de nature, selon le préfet, à porter atteinte à la quiétude sociale.

Depuis la veille des élections locales du 04 février 2018, une sorte de tension est remarquable dans la ville de N’Zérékoré. Tension liée dans un premier temps au scrutin, puis à l’élection de l’exécutif communal. Avant donc que la situation ne dégénère, le préfet Elhadj Sory Sanoh, a convoqué les responsables politiques locaux pour les entretenir autour de cette situation. « Je vous ai appelés pour deux choses, parce que si des mesures ne sont pas prises ça peut perturber la  quiétude sociale, donc, premièrement, je vous invite à éviter les lieux publics. Car, ces derniers temps, il y a un élu qui veut être maire ici, il a commencé à manipuler les jeunes et les  femmes pour sortir manifester dans la  rue, mais quand j’ai appris ça, j’ai fait une mise en garde, et depuis ce jour, je n’ai plus entendu ce bruit.

Deuxièmement, c’est le patriarcat. Le patriarche,  Molou Holomo Hazaly Zogbélémou, es très avancé en âge et il n’a pas la faculté d’analyser et d’interpréter les choses politiques. Il avait  envoyé une délégation au siège du RPG-AEC avec dix noix de Cola, demandant à l’assemblée de choisir Fassou Goumou (opérateur économique) comme maire de N’Zérékoré, mais un peu plus tard, le même sage a envoyé une autre délégation de cinq à sept personnes avec encore dix noix de Cola pour demander de choisir plutôt Moriba Albert Délamou (directeur de la ligue régionale de football de N’Zérékoré)  comme maire de la commune urbaine, c’est de l’amalgame, a expliqué le préfet.

Mais, pour Elhadj Sory Sanoh, cette cacophonie est créée par Fassou Goumou, tête de liste au compte du RPG-AEC à la mairie de N’Zérékoré, absent à cette rencontre. Cacophonie entretenue selon le préfet, par le parti au pouvoir qui ne prend pas ses responsabilités. « Ça fait deux fois, depuis que je suis là, que je convoque une réunion, il ne vient pas, mais je vais prendre ma responsabilité. C’est lui qui manipule les jeunes pour qu’il soit maire, le samedi surpassé, à l’assemblée générale du RPG, je n’y étais pas, ses jeunes ont appelé la presse pour les interviewer, ils ont lancé la pagaille et le son de ces jeunes manifestants a été diffusé à la radio. Mais, je préviens le responsable ici présent de cette radio à prendre ses responsabilités, car ça fait deux fois que cette radio faillit aux règles.

Quant à Fassou Goumou, s’il continue de semer la zizanie, j’utiliserai mes prérogatives pour faire un rapport adressé à ma hiérarchie pour le faire quitter du parti. Si les autres partis politiques faisaient la même chose qu’est-ce que moi préfet j’allais dire ? Où s’il pense que quand tu es premier sur la  liste,  tu dois être forcément le maire, il se trompe. C’est quand on n’avait pas de candidats en prélude des élections communales, qu’il s’est déclaré candidat et c’est pour ça qu’il a été le premier à être sur la liste. Mais ce n’est pas lui,  c’est le RPG qui n’est pas responsable. Fassou a été la première personne à violer la loi ici dans la préfecture, il avait fait des affiches, mais c’est un problème interne du parti », a martelé Elhadj Sory Sanoh.

Le préfet a enfin annoncé l’arrivée très prochaine du président Alpha Condé à N’Zérékoré pour la journée du paysan, prévu le 12 mai prochain dans la capitale de la Guinée forestière.

De N’Zérékoré,  Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

 Tel: +224 620166816

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Enlèvement d’Elhadj Doura : un gendarme et un responsable syndical arrêtés

4 mai 2018 à 11 11 44 05445

Elhadj Doura Diallo, l’opérateur économique enlevé le 3 décembre dernier à son domicile à Hamdallaye, n’a pas fait signe de vie depuis plusieurs mois au point que des rumeurs annoncent sa mort. Pendant ce temps, les enquêtes ouvertes par la police et la gendarmerie connaissent une grande avancée ces derniers jours, a appris Guineematin.com, auprès de plusieurs sources proches du dossier.

Depuis une semaine et grâce à l’implication de l’ARPT, le présumé cerveau du rapt, qui se fait appeler Elhadj, a été localisé. Il vivait depuis tout ce temps dans un petit hameau (Faghan) situé dans les périphéries du chef-lieu de la commune rurale de Koumbia dans la préfecture de Gaoual, à près de 500 km au nord de la capitale.

Toujours selon notre source généralement bien informée, l’épouse du présumé chef du gang partie se réfugier auprès de sa grande sœur mariée par un gendarme en service à Lélouma, est également dans les mains des services de sécurité.

De même, le commandant du poste de gendarmerie de Thiaghel Bori, lieutenant Baïlo Diallo, son épouse et un certain Alpha Kéïta, élève, tous accusés d’être en contact avec le présumé bandit sont arrêtés et déférés à Conakry pour fins d’enquête.

Egalement, au moins deux personnes, à savoir Aldiouma Camara, le Chef du syndicat des transporteurs de Koumbia et Fatoumata Camara, sa copine, sont actuellement dans les mains des services de sécurité de Gaoual. Si le syndicaliste est en liberté provisoire, Fatouma Camara, médite sur son sort à la prison civile de Koumbia.

Selon certaines informations auprès de l’enquête, Aldiouma Camara était en liaison commercial avec Elhadj. Mais ce n’est pas tout. Même s’il bénéficie d’une liberté provisoire, il ressort qu’il aurait participé à la cachette de son « ami » et l’aurait aidé à s’en fuir vers la Guinée Bissau à l’arrivée des enquêteurs venus de Conakry.

En attendant les résultats de l’investigation du reporter de Guineematin.com dépêché à Foulamory aux frontières avec la Guinée Bissau, il ressort que la mission partie cueillir le présumé bandit (Elhadj) n’est toujours pas rentrée au pays.

Bissau aurait demandé à la mission guinéenne d’avoir toutes les assurances sur le respect des droits de l’homme, notamment les droits du prévenu avant d’accéder à la demande de son extradition.

Mais pour certains connaisseurs de ce pays (où des habitudes ont souvent réservé des traitements inhumains voir sauvages du simple citoyen aux plus hautes autorités), cette condition n’est qu’un alibi et résulterait du fait que le présumé auteur du rapt se serait retranché dans ce pays avec d’importantes sommes d’argent qu’il serait difficile de laisser filer entre les doigts.

Une source proche des services de sécurité explique pour sa part, qu’il n’en est rien de tout cela. Les autorités de Guinée Bissau qui ont accédé à la demande d’extradition à la dernière minute, s’inquiéteraient plutôt du niveau d’impunité dont jouissent les criminels en Guinée.

A ce niveau, un engagement aurait été pris au plus haut niveau de l’Etat guinéen pour sanctionner, du moins cette fois, les auteurs et les complices de ce crime odieux perpétré sur un vieil homme de 80 ans et dont la famille est sans nouvelle depuis cinq mois.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Polémique autour de la paternité d’un bébé à Banankoro : « mon mari m’a frappée juste après l’accouchement », déclare la mère du nouveau-né

4 mai 2018 à 11 11 40 05405

Une femme a été chassée de son foyer dans la nuit du 02 au 03 mai 2018 juste après un accouchement à Somassanya dans la sous-préfecture de Banankoro. Son mari qui nie être le père du bébé l’a immédiatement expulsée de la maison. Mais, la dame elle, soutient que son époux est bien le père du nouveau-né, et elle l’accuse de l’avoir battue juste après l’accouchement, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

Il était 22 heures mercredi, lorsque la dame Assétou Condé, 30 ans et mère de 6 enfants, s’est enfermée dans sa maison pour accoucher toute seule. Alerté par ses enfants, son mari Alpha Saliou Condé est venu défoncer la porte pour rentrer. Selon la nourrice, son époux l’a battue alors qu’elle venait tout juste de mettre un enfant au monde : « Au début j’étais malade, je suis partie dans un centre de santé de la place, ils m’ont dit que j’ai le fibrome. 6 mois après, je suis repartie au centre de santé avec la grande sœur de mon mari, ils m’ont dit que je suis en ceinte de 6 mois, mon mari lui, était au courant.

Donc, hier nuit vers 22h, je suis restée dans ma chambre, je voulais accoucher j’ai fermé la porte, j’étais seule dans la chambre. Mes enfants sont venus frapper à la porte, je n’ai pas accepté qu’ils entrent, ensuite mon mari est venu défoncer la porte, il a trouvé que j’ai déjà accouché. Il a immédiatement pris un bâton et s’est mis à me frapper, il a mis le bébé dans un bol et m’a chassée avec le bébé à cette heure tardive, sous prétexte qu’il n’est pas le père de l’enfant, ce qui est totalement faux. Mais, ce qui me fait surtout mal, c’est le fait qu’il m’a frappée alors que je venais tout juste d’accoucher », a témoigné au micro de Guineematin.com, Assétou Condé.

Une version aussitôt démentie par son mari Alpha Saliou Condé. Il soutient que sa femme est tombée en ceinte alors qu’il était en déplacement, et elle a caché la grossesse : « J’étais voyage, quand je suis venu, ma femme m’a dit qu’elle était malade, je l’ai envoyée chez une vielle femme qui est spécialiste de ce genre de maladie. On est resté comme ça pendant un moment, puis ma grand-mère m’a dit de l’envoyer à l’hôpital, on est parti à l’hôpital, le docteur a dit qu’elle est en ceinte, elle a nié. Elle a argué qu’elle a le fibrome et que c’est pourquoi son ventre est ballonné. Maintenant, hier nuit, elle s’est enfermée toute seule dans la maison pour accoucher, moi je ne savais pas ce qu’elle faisait à l’intérieur.

C’est lorsque les enfants sont venus frapper à la porte et elle a refusé d’ouvrir, que je suis venu défoncer la porte pour rentrer. J’ai trouvé du sang partout, mais je ne voyais pas l’enfant, je lui ai demandé qu’est-ce qui s’est passé, elle m’a dit que c’est sa maladie qui est sortie, elle a caché le bébé pour ne pas que je me rende compte qu’elle a accouché. Je lui ai dit de se lever, elle a refusé, ensuite j’ai entendu le bébé pleurer, je lui ai alors dit de sortir de ma maison », a dit son mari qui nie cependant avoir battu la nourrice.

De Banankoro, Moussa Oulén Traoré pour Guineematin.com

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Nuit des médias : Ibrahima Sory Diallo de Guineematin rafle le prix Mohamed Koula Diallo du courage professionnel

4 mai 2018 à 9 09 23 05235

En marge de la journée internationale de la liberté de la presse célébrée hier jeudi 03 mai, Wassolon Agency Communication a organisé la 2ème édition de la nuit des médias guinéens. La cérémonie a connu la participation de nombreuses personnalités politiques, du gouvernement, de la société civile et de nombreux journalistes, a constaté sur place Guinematin.com, à traves un de ses reporters.

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Aboubacar Soumah sur les 8 000 000 GNF de salaire : « on ne dit pas que c’est non négociable »

4 mai 2018 à 8 08 53 05535

Aboubacar Soumah

L’inspection générale du travail a rectifié le tir. Cette fois-ci, elle a adressée une correspondance en bonne et due forme au secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). La missive en date d’hier jeudi, 03 mai 2018, est adressée à Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

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Affaire Elhadj Doura : le GOHA annonce une journée sans commerce le lundi 07 mai

4 mai 2018 à 8 08 41 05415

Déclaration : C’est avec beaucoup de tristesse et d’amertume que le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) appris la découverte de la dépouille d’El Hadj Abdourahame Diallo dit « El Hadj Doura », membre du conseil des sages et Co fondateur du GOHA en 2003, enlevé par des inconnus le 03 décembre 2017.

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Elhadj Doura a-t-il été tué ? Confuse, sa famille se dit torturée par les autorités

4 mai 2018 à 0 12 26 05265

Cinq mois après l’enlèvement d’Elhadj Doura à Hamdallaye, des informations annoncent que le vieil homme a été tué et enterré à Maférinyah dans la préfecture de Forécariah. Une information qui laisse sa famille dans une totale confusion, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce jeudi 03 mai 2018, le téléphone de Saidou Diallo n’a cessé de crépiter. De nombreux curieux ont appelé le jeune homme pour vérifier si l’information faisant état de la découverte de la tombe de son père dans la préfecture de Forécariah. Mais le fils d’Elhadj Doura, joint par Guineematin.com dans la soirée de ce jeudi, a dit ne rien savoir de clair encore sur cette situation.

« Les gens ne cessent de m’appeler pour me demander, mais moi-même je n’en sais rien de clair encore. Les services de sécurité refusent de nous dire la vérité, nous sommes dans une confusion totale. A chaque fois qu’on les appelle ils nous disent de patienter, ils sont en train de nous torturer. Nous, nous voulons maintenant qu’ils nous disent la vérité pour qu’on puisse en finir avec cette affaire maintenant », a dit le jeune homme.

Joint au téléphone dans la même soirée de ce jeudi, 03 mai, l’officier de communication de la gendarmerie nationale n’a ni confirmé ni infirmé la nouvelle. Le colonel Mamadou Alpha Barry a dit n’avoir pas de précisions pour l’instant sur cette affaire. « J’en ai entendu parler mais je ne suis pas sûr si c’est vrai, je n’ai pas de précisions pour l’instant. Tout ce que je sais, c’est que l’auteur principal a été interpellé en Guinée Bissau, mais dès qu’on aura quelque chose de clair on va communiquer là-dessus », a indiqué l’officier.

Nous y reviendrons !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Alpha Condé aux journalistes : « Vous continuez à désinformer la population »

4 mai 2018 à 0 12 24 05245

En marge de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse ce jeudi, 03 mai 2018 à Conakry, le président Alpha Condé, présent à la cérémonie, s’est exprimé sur l’affaire Bolloré qui a fait la une de l’actualité ces dernières semaines. Le chef de l’Etat s’est insurgé contre des dénonciations calomnieuses et a accusé les journalistes guinéens de n’avoir pas cherché à connaitre la vérité dans cette affaire. Il a annoncé dans le même temps une plainte en France dans le cadre de ce dossier.

 « A chaque fois que je vous rencontre, je vous dis que le rôle d’un journaliste, c’est de faire des investigations. Le dernier cas, c’est l’affaire Bolloré. Qui a cherché à savoir ? Qui a enquêté ? Aucun de vous n’a cherché à savoir quelle est vérité. Après, vous allez dire que c’est à Paris qu’on va s’expliquer. Oui ! C’est à Paris qu’on va s’expliquer parce qu’ici, personne d’entre vous (les journalistes ndlr) n’a cherché à savoir quelle est la vérité.

Nous allons partir dire la vérité à Paris, et je vais porter plainte en France pour dénonciation calomnieuse. J’ai dit à mon avocat de porter plainte. Mais vous, qu’est-ce que vous faites? Vous continuez à casser l’image du pays. Jamais vous n’avez protesté quand des gens racontent des histoires sur le pays. Jamais ! Mais, vous continuez à désinformer la population. La dernière fois, on m’a dit : monsieur le Président, vous vendez le port. Comment je peux vendre le port ? Quel est le journaliste qui a protesté ? », s’est-il interrogé.

Il faut rappeler qu’il y a quelques jours, Vincent Bolloré, PDG de la société Bolloré et ami du chef du chef de l’Etat guinéen, a été mis en examen en France pour corruption d’agents étrangers entre autres, dans le cadre de l’acquisition de plusieurs marchés en Afrique dont le port autonome de Conakry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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Prestation des journalistes guinéens : Cellou Dalein pas sur la même longueur d’onde qu’Alpha Condé

4 mai 2018 à 0 12 22 05225

Comme nous l’annoncions dans nos précédentes publications, le chef de file de l’opposition guinéenne, tout comme le président de la République, a pris part à la cérémonie commémorative de la journée mondiale de la liberté de la presse ce jeudi, 03 mai 2018, à la maison de la presse de Conakry. Les deux hommes se sont retrouvés dans la même salle avec la presse nationale pour célébrer cette journée. Et ils n’ont pas manqué, une fois encore, d’exprimer leurs divergences de positions.

Le chef de l’Etat qui a tenu un discours à cette occasion, a fustigé le comportement des journalistes guinéens qui, selon lui, ignorent les progrès enregistrés en matière de liberté de la presse en Guinée et présente une mauvaise image du pays à l’étranger. Une position que ne partage pas son principal opposant, Cellou Dalein Diallo.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la réaction du président de l’UFDG au sortir de la rencontre.

Je suis très réservé par rapport à la position prise par le Président. Position qui vise à attribuer à la presse guinéenne la responsabilité du classement de la Guinée par Reporters Sans Frontières. Je ne pense pas que ce classement reflète peut-être la situation qui prévaut en Guinée. Mais, ce n’est pas à la presse guinéenne, c’est chaque année. Peut-être l’année dernière, la Guinée était mieux placée, peut-être qu’il y a eu des évènements qui ont fait que le pays a reculé dans ce classement. Mais, je ne pense pas, je ne pense pas que ça soit la responsabilité de la presse guinéenne ce mauvais classement du pays.

Je n’avais pas vu le classement et je ne connais pas les critères de RSF. Ce n’est pas facile donc de me prononcer face à ce classement. Je pense que les progrès dont on parle aujourd’hui ne datent pas de 2011. La libéralisation de la presse date du temps du général Lansana Conté. Même la création des radios privées, c’est à son temps. Depuis lors, est-ce qu’il y a eu de progrès ? Je ne sais pas. Pour moi, cette liberté, ce contexte nouveau marqué par la prolifération des médias, des radios privées ne date pas de 2011. C’est l’héritage de Lansana Conté, ce n’est pas à son temps. C’est plutôt à l’actif du Président Lansana Conté.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Cosa : lecture du saint Coran et sacrifice en faveur de la jeunesse et des nombreux disparus

4 mai 2018 à 0 12 19 05195

La Jeunesse Unie de Cosa (JUC) a organisé ce jeudi, 3 mai 2018 une cérémonie de lecture du saint Coran et un sacrifice. Cette cérémonie religieuse, qui a eu lieu à Cosa, dans la commune de Ratoma, visait à implorer Dieu pour la bénédiction des jeunes résidents et sortants de Cosa et pour le repos de l’âme de tous ceux qui sont décédés, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La cérémonie, organisée à la grande mosquée de Cosa, a mobilisé plusieurs personnalités de la commune de Ratoma et d’ailleurs, y compris des leaders religieux, et de nombreux hommes et femmes.

Après la lecture du Saint coran, les sages et les chefs religieux ont fait des prières pour d’une part, le repos de l’âme des citoyens de Cosa et d’ailleurs disparus, de l’autre, pour l’union et la prospérité des fils et filles du quartier.

À la clôture de l’événement, Mamadou Oury Sow, le président de la Jeunesse Unie de Cosa (JUC), a tenu à rappeler le motif de l’organisation de la cérémonie. « Nous avons constaté que la jeunesse de Cosa est divisée par l’administration. Avec le nouveau régime, il y a eu un nouveau découpage qui a donné naissance à Bantounka 1 et 2, plus Nassouroullaye. Alors qu’au paravent, on était tous dans le même Bantounka. On n’est pas contre la division administrative, mais on veut que tous les jeunes de Cosa restent toujours unis. Comme  vous le savez, Cosa a une mauvaise réputation ailleurs. En plus, nous avons eu des frères qui sont morts dans des conditions inhumaines ici. C’est compte ténu de tout ça que nous jeunes de Cosa avons décidé de nous unir et d’organiser cette cérémonie ».

Prenant part à la cérémonie, Souleymane Taran Diallo, maire de la Commune de Ratoma, a exprimé son engagement à accompagner les jeunes à œuvrer dans ce sens. « C’est extrêmement important, c’est toujours souhaitable que des jeunes se retrouvent, regardent dans la même direction et, en l’occurrence, c’est cela. Et là, c’est parce qu’ils ont la même perception d’une certaine chose , il souhaitent que les choses aillent dans un sens donné qu’ils ont décidé d’organiser ce sacrifice, pour penser à ceux qui ne sont plus là et souhaiter que les autres qui sont là vivent ensemble en harmonie plus longtemps que possible. En tant qu’autorité, nous aimons et respectons cela, puisque ça fait partie de notre travail. Donc, c’est ce qui  fait que, quelque soient nos occupations, nous faisons tout pour être là et leur dire que nous partageons leur perception et leurs ambitions. Nous les accompagnons dans toutes les bonnes choses qu’ils font », a laissé entendre Souleymane Taran Diallo.

Le secrétaire général de la ligue islamique communale de Ratoma, Elhadj Sékhouna Syllla, a dit pour sa part, qu’un sacrifice de ce genre offre des avantages considérables tant pour les organisateurs que ceux pour qui il est organisé. « Ce genre de sacrifice est à multiplier partout. À multiplier parce que l’importance liée à ça, seul Dieu le sait. Donc, que les organisateurs aient le courage de continuer comme ça », a-t-il suggéré.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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