Claude Kory Kondiano, président de l’Assemblée nationale

Au cours de la plénière d’hier, lundi 14 mai 2018, consacrée à l’examen et à l’approbation d’une série d’accords présentés au Parlement, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a fait échos de certaines préoccupations sociales. Il s’agit de la situation des hauts cadres enseignants et médecins de rang magistral, frappé par l’âge de la retraite, rapporte le journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Soucieux du vide qui sera laissé par ces formateurs et soignants de haut niveau, le Chef du parlement a plaidé « pour le maintien des anciens en attendant de former de nouveaux médecins dans les centres hospitalo-universitaires (CHU) du pays. C’est vraiment un problème réel et une véritable préoccupation ! C’est pourquoi, messieurs les ministres, je vous demande d’apprécier cela », a plaidé le président de l’Assemblée nationale.

Le ministre de la fonction publique, Billy Nankouma Doumbouya, l’un des deux membres du Gouvernement concernés par la question, a apporté des éclaircissements relatifs à l’âge admis à la retraite.

« Le problème que vous soulevez nous préoccupe. Mais, les professeurs de rang magistral partent à la retraite à seulement 70 ans. Et, le ministre peut établir des contrats avec eux selon les besoins », a précisé le ministre de la fonction publique.

Et Billy Nankouma Doumbouya d’ajouter que le motif et la raison principale de faire remonter l’âge de la retraite de 60 à 65 ans, est de préparer la relève. « Ce qui n’est pas le cas. On ne peut pas continuellement maintenir des hommes parce qu’ils sont indispensables ».

De son côté, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a expliqué le manque criard de formateurs pour les institutions d’enseignement supérieur en Guinée. « Nous manquons sérieusement d’enseignants dans nos institutions d’enseignement supérieur ; et, si rien n’est fait d’ici 5 ans, nous risquons de les fermer puisque plusieurs d’entre eux vont aller à la retraite bientôt. Nous avons besoin de former un nombre important d’enseignants pour combler le vide », a plaidé le ministre de l’Enseignement supérieur.

Parlant des vieux enseignants, le ministre Yéro Baldé a ajouté que « le département s’est lancé dans une course contre la montre. Il y a un décret qui dit que ces professeurs doivent rester en activité jusqu’à 70 ans. Ceux qui peuvent continuer peuvent le faire à travers un accord via leurs universités et en fonction de leur présence. Le problème qui se pose à la Guinée est qu’on n’a pas formé depuis longtemps de professeurs de rang magistral », dit le ministre, rappelant que pour corriger ce problème, il a été décidé désormais « que tout le monde doit aller au CAMES pour rehausser le niveau de la formation ».

Enfin, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a révélé qu’au moins 20 % des effectifs actuels de formateurs doivent aller à la retraite. Ce qui créera un grand vide dans les institutions d’enseignement aussi bien public que privé.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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