L’Union des Forces Républicaines (UFR) ne  participera pas au gouvernement de Kassory Fofana. L’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président du parti républicain l’a dit ce samedi 26 mai 2018 à l’occasion de l’assemblée générale ordinaire tenue à son siège à Matam. La restructuration du parti et la gestion de la crise postélectorale, ont également été débattus lors de cette rencontre politique, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon Ibrahima Bangoura, « l’UFR n’est pas partie prenante pour la formation de ce gouvernement. Il n’ ya pas de raison à cela. C’est un choix du bureau  exécutif de notre parti ».

Hon. Ibrahima Bangoura

La rivalité entre Kassory Fofana et Sidya Touré ayant conduit à la « victoire du premier sur le second » n’est-elle pas la cause fondamentale de cet état de fait ? L’honorable Bangoura pense que « Sidya Touré est mieux placé pour répondre à cette question. Nous avons décidé ainsi, aucun responsable de l’UFR ne participera à ce gouvernement. Nous n’avons pas de justification particulière à donner », a lancé laconiquement ce proche de Sidya Touré.

En outre, le député a fait savoir que Sidya Touré va continuer son aventure avec le président Alpha Condé pour apporter son expertise dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. « Il s’est engagé à l’accompagner pour les 5 ans de ce second mandat.  Donc, la collaboration va continuer », a précisé monsieur Bangoura.

Boubacar Barry

Pour ce qui est de la crise postélectorale, c’est Boubacar Barry qui a fait savoir, que dans la journée d’hier vendredi, « le président Sidya Touré a rencontré une délégation de bailleurs et de diplomates accrédités en Guinée. A l’occasion de cette rencontre, les représentants de la communauté internationale ont manifesté leur souci par rapport au retard sur la mise en place des exécutifs communaux tout en déplorant cette situation. Ils ont estimé que cela constituait un retard dans la mise en œuvre des projets et programmes en faveur des communes au niveau local et au niveau urbain ».

En ce qui concerne la position de l’UFR pour la résolution de cette crise sur les exécutifs communaux, le Haut Représentant du chef de l’Etat, « a réaffirmé son choix par rapport à l’option de la négociation. Pourquoi ? Tout le monde le dit aujourd’hui, il n’y a pas de dispositions légales pour remettre en cause les résultats des élections locales du 04 février tels que proclamés par la CENI après le vidage du contentieux au niveau judiciaire… Donc, on estime qu’il vaut mieux aller vers une négociation entre les trois premiers qui arrivent au niveau de ces circonscriptions pour voir comment installer l’ensemble des conseillers et comment organiser la mise en place des exécutifs communaux. Voilà la position de Sidya Touré et de l’UFR », a dit Boubacar Barry, ancien ministre de la pêche.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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