Depuis quelques temps, le torchon brûle entre la famille d’Aboubacar Bobody Camara et une de ses tantes, en l’occurrence madame Camara Yarie Kéita. Le célèbre opérateur économique est accusé, avec deux autres de ses proches, de violence, menaces, injures et vol par la femme de son oncle paternel.

Après la comparution de madame Camara Yarie Kéita la semaine dernière, ce fut autour de Bobody Camara, Salifou Camara dit Papin et de Hadja Mabinty Yattara de répondre aux questions du tribunal de première instance de Kaloum ce mardi, 29 mai 2018, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Appelé à la barre, le jeune Salifou Camara, alias Papin, a nié les faits pour lesquels il est poursuivi. Dans ses explications, il a laissé entendre que la plaignante, femme de son oncle paternel, a trouvé une concession ailleurs. « Quand elle a eu une concession à Enta, construite par un de ses parents, elle a décidé de partir du domicile familial de Boulbinet. Elle est venue avec un véhicule pour emporter ses bagages. Près de deux mois après, elle a envoyé dans la concession familiale, qui est un héritage, des léonais à qui elle avait décidé de louer l’endroit qu’elle occupait. Quand on leur a demandé qui leur a donné les clés, ils n’ont rien répondu. Ils ont fait rentrer des bagages dedans. Finalement, on a fait recours à un huissier de justice pour ouvrir la porte. Ensuite, on a fait un inventaire du contenu de la maison ».

Le juge Ibrahima Sory Tounkara va poser la question de savoir si dame Yarie n’avait pas ses objets et des numéraires dedans. Papin dira que la dame avait tout ramassé avant de partir. En ce qui concerne les accusations de menaces, injures et violence, le jeune homme va balayer tout d’un revers de main.

L’avocat de la partie civile, maître Kalil Condé, va s’intéresser à la clé qui a servi à l’huissier de justice d’ouvrir la porte pour effectuer l’inventaire. « Est-ce que l’huissier avait l’autorisation d’ouvrir les lieux ? Quel droit aviez-vous de retirer la clé alors que madame Yarie n’avait pas fini de faire sortir ses objets de la maison ?». Salifou Papin Camara fera remarquer qu’il ne sait rien du droit d’un huissier tout en précisant que dame Yarie n’avait rien laissé dans la maison.

A son tour, Aboubacar Bobody Camara va nier les faits. Selon lui, la plaignante l’a associé à cette affaire juste pour nuire à son image. « Je suis le premier héritier de cette famille. Mais, j’ai quitté le domicile depuis 1998. Elle a cité mon nom dans cette affaire juste pour ternir mon image. Je ne sais pas ce qui se passe là-bas puisque je n’y habite pas », a-t-il dit.

Le Procureur Fallou Doumbouya va l’interroger sur le rôle de l’huissier qui a fait l’inventaire des objets trouvés dans la maison. « Saviez-vous si l’huissier avait l’autorisation du président du tribunal pour ouvrir les lieux ? ». Bobody Camara dira laconiquement que le droit n’est pas sa matière. Mieux, Bobody va charger madame Camara Yarie Kéita. « C’est elle qui insulte tout le monde. Elle a tellement insulté ma mère qu’on l’avait envoyée à la gendarmerie où elle a passé trois jours. Elle a signé un engagement qu’elle ne va plus insulter avant de se faire libérée », soutient-il.

A la demande des avocats de la défense, le tribunal va ordonner la comparution pour une deuxième fois de dame Yarie Kéita. La démarche vise à lever les nombreuses équivoques constatées entre les déclarations des prévenus et la version donnée la semaine dernière par la plaignante qui prétend avoir perdu plus de 30 mille dollars.

Le dossier est renvoyé au mardi 12 juin 2018.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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