C’est sous le thème « Discussion des résultats, acquis et perspectives » que le projet Finance et Gouvernance en Santé (HFG Guinée, de l’anglais Health Finance and Gouvernance) a pris fin ce mercredi, 30 mai 2018, à Conakry. Un projet financé par l’USAID, en partenariat avec le ministère de la santé.

La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général dudit ministère, Docteur Sékou Condé, du représentant de l’OMS, Docteur Alfred Ki-Zerbo, du président de la commission santé à l’Assemblée nationale, Docteur Ben Youssouf Kéïta, du conseiller principal du ministre de la santé, Docteur Mohamed Lamine Yansané, ainsi que de plusieurs autres cadres du département de la santé et des partenaires techniques et financiers.

M. Dumas Butera

Selon monsieur Dumas Butera, chef du projet Programme Finance et Gouvernance en santé (HFG), c’est après l’éradication de la maladie à virus Ebola que ce projet, financé par l’USAID, a commencé à travailler depuis 2016. « Il avait été conçu pour renforcer les capacités du ministère de la Santé dans le domaine de la gouvernance en santé. En fait, si Ebola a persisté longtemps, c’est qu’il y avait un problème de gouvernance dans le secteur de la santé. Ce projet est venu donc appuyer le ministère pour relever son domaine de gouvernance, mais aussi renforcer les capacités institutionnelles du niveau central du ministère pour mieux jouer son rôle », a-t-il expliqué.

Parmi les activités menées par ce projet, monsieur Dumas Butera a cité l’audit institutionnel, fonctionnel et organisationnel du ministère de la santé pour connaitre les causes profondes de la mauvaise gouvernance du système sanitaire. « Au-delà d’identifier les causes profondes, les experts devraient ressortir les recommandations et des actions tangibles pour améliorer la performance du système. En plus, il y a eu le renforcement du leadership des cadres du ministère de la santé. Au total, on a formé 230 cadres du ministère de la santé afin qu’ils puissent avoir une vision commune sur la gestion axée beaucoup plus sur les résultats », a-t-il cité, entre autres.

Dr. Mohamed lamine Yansané

Pour sa part, Docteur Mohamed Lamine Yansané, conseiller principal du ministre de la santé a rappelé que le projet HFG a pris fin avec un certain nombre d’acquis à préserver. « En termes de perspectives, on a eu la possibilité de former des formateurs et d’acquérir plusieurs outils méthodologiques de travail et nous pensons que cela fera partie des acquis qui vont être consolidés et pérennisés », s’est-il félicité, tout en rappelant que l’audit institutionnel et fonctionnel du ministère de la santé a abouti à la mise en place d’une feuille de route. « Les éléments constitutifs de cette feuille de route constituent un plan d’action que le ministère va essayer de mettre en œuvre. Et, le ministère a déjà intégré l’ensemble de ces activités qui seront pérennisées », a ajouté Dr. Mohamed Lamine Yansané.

De son côté, le député Docteur Ben Youssouf Kéïta, président de la commission santé à l’Assemblée nationale a expliqué que le projet HFG a appuyé sa commission dans le renforcement de leurs capacités managériales, tout en les outillant par des formations tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Honorable Ben Youssouf Keita

« Le projet nous a permis de faire des visites de terrain, non seulement dans les centres hospitalo-universitaires, mais aussi les hôpitaux préfectoraux et régionaux pour toucher du doigt le système sanitaire guinéen. Comme vous le savez, après 2014, Ebola a terrassé notre système de santé ; et, il fallait les partenaires bi et multilatéraux pour non seulement aider le ministère, mais aussi aider la commission santé afin qu’elle puisse passer à la vitesse supérieure qui est celle de voter de bonnes lois, de contrôler le budget du ministère et de faire participer la population à la gouvernance de la santé par nos visites et nos entretiens permanents avec eux », a dit le député.

Sur les impacts du projet, Honorable Ben Youssouf Kéïta a rassuré que désormais, la population est bien informée de ses droits et devoirs en santé. « La population réclame quand c’est nécessaire et elle porte plainte quand elle se sent léser. Et, le ministère de la santé sait aussi que désormais que la commission santé à l’Assemblée nationale va être là comme l’épais de Damoclès pour voir comment le budget qui leur a été alloué est géré jusqu’à la base », a-t-il ajouté.

A rappeler que le projet a duré 24 mois : de juin 2016 et à juin 2018.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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