Les greffiers de Guinée ont entamé une grève générale et illimitée depuis le 8 juin dernier. Le mouvement, qui a paralysé de nombreux cours et tribunaux, semble moins suivi ce lundi 18 juin 2018 dans la capitale guinéenne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux jeunes greffiers ont appelé à une grève générale et illimitée pour réclamer l’application de leur statut particulier, signé depuis le 03 août 2016. Après une certaine paralysie, les cours et tribunaux reprennent relativement service ce lundi matin.

Au tribunal de Mafanco, une audience correctionnelle se tient avec au rôle une dizaine de dossiers allant de l’abus de confiance à la détention de chanvre indien en passant par des coups et blessures volontaires, vol, rébellion et autres.

Au tribunal de Dixinn, des affaires criminelles sont aussi inscrites au rôle. Le dossier de l’attaque du domicile privé du chef de l’État à Kipé, le 19 juillet 2011, a été jugé avec la comparution du commandant AOB.

A la Cour d’Appel de Conakry, il y’a également une audience correctionnelle qui s’est tenue avec une dizaine de dossiers inscrits au rôle.

C’est seulement au tribunal de Kaloum qu’il n’y a pas eu audience ce lundi. Selon une source digne de foi, « c’est à cause de la grève des greffiers que nous n’avons pas travaillé aujourd’hui », a confié à notre reporter un travailleur du tribunal.

Interrogé sur cet « essoufflement  » de leur mouvement de grève, l’un des porte-parole en a minimisé la portée. Selon Tamba Ouendeno, rencontrée à la Cour d’appel,  » on est venu ce lundi pour nous rencontrer pour voir comment sortir de la crise. On a eu un entretien avec le président de l’Association des Magistrats, monsieur AlyThiam avec qui nous avons échangé dans ce sens. Il a promis de s’investir pour ça. Il se peut qu’on rencontre le ministre de la justice ».

Cependant, Tamba Ouendeno précise que le mouvement est bien suivi à l’intérieur et que la levée du mot d’ordre de grève ne sera faite que lorsque leurs revendications seront prises en compte.

Pour rappel, les plumitifs d’audience réclament entre autres des indemnités de logement et de transport conformément au contenu du statut particulier de leur profession qui tarde à être appliqué. Cinq des meneurs du mouvement ont été récemment suspendus provisoirement par le ministre d’État en charge de la justice.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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