La décision unilatérale du gouvernement guinéen d’augmenter le prix du litre du carburant à la pompe a provoqué une levée de boucliers du mouvement social guinéen. Après l’étonnement, l’on est passé aux actions par un appel à trois jours de grève sur toute l’étendue du territoire national, depuis hier mercredi. Malgré le début de contacts entre les deux camps, les lignes n’ont pas bougé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La grève de trois jours, du 04 au 06 juillet 2018, suit son cours tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Le gouvernement a rencontré hier mercredi les syndicalistes dans une tentative de désamorcer la crise. Mais, les lignes n’ont pas bougé et le mouvement pourrait se radicaliser si les autorités font la sourde oreille.

Selon madame Kadiatou Bah, secrétaire adjointe chargée des confits et négociations à l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée), jointe au téléphone ce jeudi, « nous avons rencontré hier le ministre du travail. On leur a déposé un document dans lequel nous disons clairement que le litre de carburant à la pompe doit revenir à 8 mille francs guinéens avant tout début de négociations. On leur a dit de se référer au protocole d’accord, de voir la nécessité s’il doit y avoir l’augmentation, qu’on nous explique le pourquoi. Donc, après avoir déposé cela, nous sommes partis. Mais, nous campons sur cette position là », a expliqué la syndicaliste.

En outre, si rien n’est fait dans les heures à venir, apprend-on, l’inter centrale n’exclut pas d’appeler à une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national.

Autant dire qu’on est loin de voir le but du tunnel.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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