Depuis hier, vendredi 6 juillet 2018, le pont Djassa (situé à 42 Km de Kérouané et à 100 Km de Kankan, sur la route nationale Kankan-Kérouané) s’est affaissé, suite à une forte pluie qui s’est abattue sur la zone. Et, selon des citoyens rencontrés sur place par notre envoyé spécial, aucune autorité « n’a fait ce que vous monsieur de Guineematin.com vous avez fait : quitter la préfecture ou la région pour venir personnellement constater sur le terrain ce qui s’est réellement passé ».

A en croire des responsables syndicaux de Kérouané, affiliés à la CNTG, qui ont parlé à notre envoyé spécial à Djassa, il n’y a eu pour le moment que le sous-préfet de Komodou (une commune rurale de Kérouané qui est située à 3 Kilomètres de ce pont) qui a effectué le déplacement pour venir s’enquérir des réalités des citoyens qui souffrent des deux côtés de la rivière de Djassa, affluent du fleuve Milo.

« La situation de ce pont est critique depuis hier et les usagers sont fatigués. Mais, à part monsieur Daniel Mansaré, le sous-préfet de Komodou, aucune autorité n’est venue prendre des nouvelles des populations qui souffrent ici », s’est plaint Sandaly Touré, responsable syndical de la sous-préfecture de Komodou.

Seule bonne nouvelle pour le moment, les citoyens locaux ont pu trouver trois pirogues pour essayer de faire traverser les passagers d’une rive à l’autre. « Quand la quantité d’eau a commencé à baisser, nous avons envoyé trois pirogues pour faire traverser les usagers et leurs bagages », a précisé Sandaly Touré.

Malheureusement, aucun agent des travaux publics n’est pour le moment arrivé sur place. Ce qui est une très mauvaise nouvelle pour les automobilistes (au moins deux cent actuellement des deux côtés de la rivière) bloqués de part et d’autre, sans compter ceux qui attendent dans les villes voisines après avoir appris l’affaissement du pont.
Etudiant à l’université de N’zérékoré qu’il a quitté pour se rendre à Siguiri, Mory Mariame Kéïta, les autorités doivent se mobiliser pour secourir les usagers qui souffrent au bord de cette rivière. « Depuis hier, à 14 heures, je suis là. C’est seulement ce matin qu’on a eu des pirogues pour traverser d’une rive à une autre, à cinq mille francs la traversée. Mais, nous avons beaucoup souffert ici. Les autorités doivent nous venir en aide », a ajouté Mory Kéïta.

Pour le moment, des cas de maladies n’ont pas été signalés ; et, les usagers de la route bloqués ici parviennent à trouver du riz, du pain, du jus et autres types d’aliments proposés par des vendeuses transforment visiblement la galère des automobilistes en opportunité de vente. Qui a dit que le malheur des uns peut faire le bonheur des autres ?

A suivre !

De Djassa, Abdoulaye Nkoya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

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