Dans certains quartiers de Conakry, les ordures se disputent les rues avec les citoyens. A de nombreux endroits, des tas d’immondices ont presque obstrué le passage, au grand dam des usagers qui ne savent plus à quel dirigeant se fier. La campagne d’assainissement, lancée avec tambour et trompette, peine à débarrasser certains endroits des immondices, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Certaines parties de la route Le Prince se rétrécissent comme peau de chagrin à cause des tas d’immondices qui jonchent ses abords. Cette scène se remarque, entre-autres, à Sonfonia T6, au camp carrefour de Cosa, à Sonfonia marché et même sur la corniche de Yattayah, dans la commune de Ratoma. Les routes sont devenues tout simplement des ruelles. Une odeur nauséabonde colle au nez des passants, impuissants.

Ces tas d’ordures créent des embouteillages à cause du rétrécissement de la chaussée. Les riverains de ces lieux en sont plus qu’affectés et craignent d’attraper des maladies, surtout à cette période de saison des pluies.

Selon Kadiatou Camara, habitante du camp carrefour de Cosa, le dépotoir les fatigue énormément. « On n’a pas de dépotoir public à part Camp-carrefour. Nous comprenons la peine des usagers mais, nous sommes obligés d’aller déverser les ordures où on voit les autres le faire. Mais, l’odeur nauséabonde quoi se dégage de là nous fatigue beaucoup. Nous craignons d’attraper des maladies ».

Un conducteur de taxi, qui emprunte la route Le Prince, déplore l’envahissement de la chaussée par les ordures et la cherté de la vie en général. Selon Mamadou Aliou Diallo, « les ordures nous empêchent de circuler normalement au niveau de T6 Rail. Ça crée des embouteillages et c’est ce qui consomme vite notre carburant. Des fois, quand on arrive à ce niveau, une fois dans l’embouteillage, on éteint le moteur pour économiser le carburant puisque c’est devenu chère en Guinée. La route est devenue très restreinte à cause des ordures. »

Pour sa part, Ibrahima Sory Yansané, habitant du quartier T6 Rail, pointe un doigt accusateur sur l’Etat qui ne joue pas son rôle. « En Guinée, il y’a trop de souffrance. Si le gouvernement faisait normalement son travail, les ordures ne seraient plus là aujourd’hui. On a souvent des problèmes avec des passagers à cause de ça. Si nous achetons par exemple le litre à la pompe à 10.000 francs guinéens et les tas d’ordures nous empêchent de circuler normalement, combien nous allons avoir comme bénéfice de travail. C’est compliqué », se plaint-il.

A rappeler que le nouveau premier ministre, Ibrahima Kassory FOFANA dans sa politique de gestion des ordures, a lancé une opération d’assainissement le Samedi 30 juin 2018. Mais en tout cas, les ordures restent toujours visibles sur les voies publiques.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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