Après la manifestation qui a duré toute la journée et jusque dans la nuit du lundi 16 juillet 2018 devant l’ambassade de Guinée au Maroc, les boursiers guinéens qui protestaient contre leurs conditions de vie précaires ont suspendu leur mouvement. Selon un des leurs responsables contacté par Guineematin.com, cette décision est motivée par plusieurs raisons.

Le mouvement de protestation engagé par les étudiants boursiers guinéens au Maroc, n’aura duré qu’un seul jour. Le lundi 16 juillet 2018, plusieurs d’entre eux se sont rassemblés devant l’ambassade de Guinée au Maroc pour exiger l’amélioration de leurs conditions de vie. Mais les étudiants ont aussitôt décidé de suspendre le mouvement pour plusieurs raisons, selon Odia Mamady KABA, président de la commission chargée de la défense des intérêts des boursiers guinéens au Maroc.

« On a suspendu la manifestation pour les raisons suivantes : nous avons reçu un appel du conseil financier de l’ambassade qui nous a dit que les primes de vacances sont prêtes. Nous avons reçu aussi un coup de fil de la part du ministre conseiller à la présidence de la République monsieur Souleymane Keïta qui nous a dit de suspendre les manifestations physiques et de venir à la table de négociation. Le président de la confédération des étudiants africains au Maroc, Christian M’Pouet, est venu lui aussi nous demander de suspendre les manifestations et d’aller autour d’une table de négociation », explique-t-il.

Odia Mamady KABA se réjouit du début du paiement des primes de vacances en cours actuellement. Cependant, il déplore l’intervention disproportionnée des forces de l’ordre marocaines, appelées par l’ambassade de Guinée pour disperser les étudiants et l’indifférence des autorités diplomatiques guinéennes face à la situation des étudiants blessés : « Lors de notre manifestation, il y a eu certains de nos amis qui ont été blessés par la police marocaine.

C’est nous-mêmes qui cotisons pour payer les frais des ordonnances médicales de nos amis. L’ambassadeur Abdoulaye Dione est là, et il sait que nos amis sont couchés dans leurs lits d’hôpital en train de souffrir, mais il n’a rien envoyé comme frais de soins de santé. On a été obligé de transférer l’un de nos amis qui s’appelle Abdoulaye Barry en Guinée parce qu’il a été gravement blessé. Nous manquons de moyens financiers pour prendre en charge ses soins, c’est pourquoi nous l’avons transféré au pays », déplore cet étudiant.

A rappeler que les boursiers guinéens au Maroc ont lancé ce mouvement de protestation, pour réclamer la revalorisation de leur bourse qui est de 50 dollars par mois et que les étudiants souhaitent voir portée désormais entre 120 et 150 dollars ainsi que l’amélioration des allocations des vacances à partir de la prochaine année budgétaire 2019 ; le payement intégral des 650 dollars dus aux étudiants au compte des mois d’avril, mai et juin et des allocations de vacances ; la bancarisation de la bourse ; et la possibilité pour les étudiants de s’orienter dans les filières souhaitées

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel. +224 622 07 93 59

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