Grève des travailleurs de l’aéroport : le GOHA opposé à la décision

Comme annoncé précédemment, l’espace aérien guinéen risque d’être fermé à partir du 02 août prochain en raison de la grève annoncée des travailleurs de l’aéroport de Conakry. Et le président du GOHA désapprouve catégoriquement cette décision des employés de la SOGEAC. Cela en raison du départ des candidats au hajj pour les lieux saints de l’islam, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis le samedi dernier, 28 juillet 2018, le premier convoi des candidats guinéens au hajj de cette année a quitté Conakry pour les lieux saints de l’islam. Mais, le voyage des pèlerins guinéens risque d’être perturbé par la grève annoncée des travailleurs de l’aéroport qui menacent de fermer l’espace aérien guinéen à partir du 02 août prochain, si le Gouvernement continue de s’entêter sur le prix du carburant qu’il a unilatéralement augmenté il y a un mois (le 30 juin 2018) de huit mille à dix mille francs guinéens. Le président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA), membre des forces sociales en guerre contre le prix du carburant, désapprouve pourtant cette décision des travailleurs de l’aéroport qui ont brandi cette menace en solidarité avec l’inter centrale CNTG-USTG…

Même s’il est un membre actif des forces sociales de Guinée qui protestent contre la hausse du prix du carburant en Guinée, Chérif Mohamed Abdallah estime que le moment n’est pas opportun pour lancer une grève à l’aéroport de Conakry : « Bien qu’encourageant l’idée, nous constatons que cette situation pose deux problèmes : d’abord, pour les travailleurs de l’aéroport, cette cessation d’activités coïncide avec la période du pèlerinage à la Mecque. Ce qui risque de causer préjudice aux candidats au pèlerinage, alors qu’ils sont autant victimes que nous de la mauvaise gestion du pays.

Ensuite, certains parmi les pèlerins ont consenti d’énormes sacrifices pour pouvoir s’offrir cette occasion », soutient Chérif Mohamed Abdallah, qui sollicite qu’un service minimum soit accordé au niveau de ce point stratégique pour faciliter la tâche à nos nombreux candidats au hajj. « Nous sollicitons qu’à l’instar des hôpitaux qui offrent des services minimum en période de grève, que ceux de l’aéroport acceptent de trouver un moyen pour assurer le voyage des pèlerins, sans que leur volonté de rallier les forces sociales ne soit remise en cause », a-t-il lancé.

Le président du GOHA s’est prononcé aussi sur la grève au port autonome de Conakry. A ce niveau, il dénonce des facturations injustes auxquelles sont soumis les importateurs : « Pour ce qui est de la grève au port, alors que cela est un facteur indépendant de la volonté des importateurs, ceux-ci se voient facturer les surestaries, comme si le retard dans l’enlèvement de leurs colis leur est imputable ».

La grève est imprévisible au moment de l’embarquement de la marchandise et tout ceci correspond à un cas de force majeure. Dans ces conditions, comment peut-on exiger des importateurs le payement du dépassement des surestaries ? » S’interroge Chérif Mohamed Abdallah.

Il faut rappeler qu’en plus des travailleurs du port et de l’aéroport de Conakry qui ont décidé finalement de rejoindre le mouvement de grève générale et illimitée déclenchée par l’inter-centrale CNTG/USTG, l’opposition aussi décide de se joindre aux syndicalistes et à la société civile pour protester contre la hausse du prix du carburant et contre l’interdiction des manifestations de rue dans le pays. C’est Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition qui l’a annoncé samedi. C’est donc une semaine d’incertitude qui s’annonce dans notre pays.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622680041

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