La route qui relie le quartier Bambéto à la transversale numéro un, en passant par Dar Es Salam et Concasseur, dans la commune de Ratoma, est dans un très mauvais état. Pourtant très fréquenté, ce tronçon est plus que jamais dégradé au grand dam de ses usagers et des riverains qui ne savent plus à quel saint se vouer, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le calvaire des usagers de la route Bambéto-Dar Es Salam jusqu’à Kénien s’aggrave à chaque saison hivernale. Les pratiquants de cette voie éprouvent d’énormes difficultés à se frayer chemin à cause du mauvais état de la chaussée. D’un côté, la chaussée est submergée par les eaux de ruissellement et de l’autre les nids d’éléphants jonchent le passage.

Joseph Maomou, étudiant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, est taxi-motard

Joseph Maomou

Des conducteurs de taxi-motos aux automobilistes, c’est la même galère. Joseph Maomou, étudiant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, est taxi-motard sur ce tronçon. Il ne cache pas les difficultés qu’il rencontre chaque jour sur ce chemin. « Actuellement, la route là est très mauvaise. Avec le mauvais état de la route nous faisons assez de mouvements sur la moto et cela joue sur le corps. Ça donne une grande fatigue et parfois l’état de la route provoque des maladies chez nous », a-t-il raconté.

Les difficultés ne se limitent pas là, poursuit le jeune étudiant, qui n’a aucune autre alternative. « Avec l’état de la route là, l’engin ne peut pas jouer son rôle proprement dit. Quand vous arrivez à certains endroits, cela joue sur certaines parties de la moto. On enregistre souvent des pannes liées au moteur et c’est l’état de la route qui fait tout ça », se plaint-il.

Mamadou Mouctar Diallo, conducteur de taxi-moto

Mamadou Mouctar Diallo

Même son de cloche chez les automobilistes. Mamadou Mouctar Diallo, qui emprunte cette route depuis de longues années, ne trouve pas de mots pour décrire l’état dans lequel se trouve cette artère. « Tout le monde voit que cette route n’est pas bonne. Ça nous fatigue. Imagine quand tu travailles un jour pour avoir cent milles FG et que la voiture tombe en panne. Là, il te faut dépenser plus de deux-cent mille francs guinéens au garage. Cette route est une bonne déviation car tu peux l’emprunter jusqu’en ville mais depuis que le président Moussa Dadis Camara a quitté le pouvoir, il n’y a pas eu d’entretien », regrette-t-il avant d’ajouter que des accidents sont fréquents sur les lieux.

Contrairement aux autres années, où l’ancien bureau du syndicat achetait des pierres pour colmater certaines parties de la route, Mamadou Mouctar Diallo accuse la nouvelle équipe syndicale de se remplir les poches au lieu de travailler. « Avant, on achetait des cailloux pour boucher certains trous. Mais actuellement, ce n’est pas le cas. Pourtant, quand tu prends des passagers, il te faut payer de l’argent, mais le syndicat qui nous dirige aujourd’hui ne fait rien pour entretenir la route », accuse-t-il.

Les nombreux usagers ont profité du micro de notre reporter pour lancer un appel au gouvernement, particulièrement au Ministère des Travaux Publics pour la réhabilitation de cette route. En attendant que ce message soit entendu par les autorités, les motocyclistes et les automobilistes vont devoir prendre leur mal en patience.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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