Pour sécuriser les motos des usagers de l’hôpital régional de Kankan, les autorités y ont créé un parking, en collaboration avec un opérateur économique de la place. Ledit parking sert à garder en sécurité ces engins roulants et prévenir les nombreux cas de vol constatés récemment, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant local.

Depuis quelques temps, l’accès à l’enceinte de l’hôpital régional de Kankan par les motards est limité par les responsables du centre. Une disposition qui s’explique par les nombreux cas de vol enregistrés et surtout le désir d’assurer un minimum de calme dans l’enceinte de la cour pour la quiétude des malades.

Selon Abdoulaye Sylla, surveillant général de l’hôpital régional, « c’est par rapport à beaucoup de faits qu’on a vécus que ces mesures sont prises. Les engins des usagers sont tout le temps menacés de vol et même ceux du personnel. Ensuite, les engins font beaucoup de bruit et il y a beaucoup de poussière dans la cour. La plupart des engins qui rentrent maintenant, c’est avec les malades qui ne peuvent pas marcher. Pour le personnel, on a envisagé un coin ».

A l’initiative de la direction, explique monsieur Sylla, un partenariat fut élaboré pour la création d’un parking avec un opérateur économique de la place. « A l’issue de ça, on a demandé au partenaire de venir gérer le parking pour qu’on puisse sécuriser les engins des usagers. Trois jeunes hommes travaillent à longueur de journée pour la gestion de ce parking, qui se trouve à droite de l’hôpital à quelques mètres de la rentrée. Ils reçoivent les motos des usagers, les rangent tout en collant sur chacune d’elle des étiquettes numérotées ».

Par ailleurs, Abdoulaye Sylla a précisé qu’au retour des clients « il est exigé aux clients de présenter leurs tickets et de payer la somme de deux milles francs guinéens avant de prendre leurs engins ».

Toutefois, le chef du parking, Abdourahmane Diallo est souvent confronté à des difficultés avec les clients. « Normalement, quand ils viennent on leur demande de payer deux milles francs guinéens. S’ils sont prêts, ils payent l’argent et ils garent la moto. Mais, il y a des clients qui font perdre leurs tickets. Dans pareil cas, on exige qu’ils donnent les renseignements complets sur la moto, les papiers. En tout cas, c’est ce qui peut montrer que la moto leur appartient. Il y a certains aussi qui viennent nous demander de laisser à mille francs guinéens et on accepte ».

Il faut signaler que les vols des engins à deux roues sont fréquents à Kankan. Ni la cour de la grande mosquée, encore moins celle de l’université Julius Nyéréré, ne sont épargnés par ce phénomène.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. (0224) 620 95 40 47

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