Le député uninominal de Labé, Honorable Mamadou Cellou Baldé vient d’apporter des précisions selon lesquelles les améliorations de la qualité de prises en charge et de prestations des structures de santé constatées en République de Guinée est la résultante du travail de contrôle parlementaire mené ces dernières années par les députés de l’Assemblée Nationale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le député uninominal de Labé, Honorable Mamadou Cellou Baldé a tenu à rappeler que depuis pratiquement 2 ans des missions parlementaires sont envoyées sur le terrain dans le cadre du contrôle de l’action du gouvernement.

« Depuis que nous avons été installés à l’Assemblée Nationale en 2014, chaque année nous forçons la main au gouvernement, de contraindre le gouvernement de baisser les dépenses dites de souveraineté pour renflouer la ligne de crédit accordée surtout au système de santé et à l’éducation dans notre pays. Ce qui fait que depuis 2 ans nous avons effectué des missions sur le terrain où nous avons fait des constats. Au niveau du débat d’orientation budgétaire que l’Assemblée Nationale organise avec les Ministères en charge des Finances et du Budget, nous avons posé ces problèmes. En commission et en inter-commissions aussi ces questions été soulevées. Pendant la plénière, nous avons interpellé le gouvernement, à travers les différents ministres, surtout les sectoriels. Nous avons quand même constaté que suite à cela, la subvention accordée qui était aux alentours de 3% est passée à 6,2% et sur le terrain, nous avons quand même constaté quelques améliorations dues à l’intervention des députés, dues au fait que les députés sont en train d’exercer le contrôle parlementaire et de contraindre le gouvernement à davantage aller vers la norme de 15% allouée au système de santé dans notre pays » a expliqué le parlementaire du groupe Libéral-Démocrate.

Poursuivant sa communication au téléphone de Guineematin.com, le député Cellou Baldé insiste sur le fait que les missions déployées sur le terrain sont chargées de vérifier l’exactitude des dépenses par rapport aux lignes budgétaires liées au secteur de la Santé.

« En plus des crédits alloués par le Budget National, aujourd’hui, il y a le concours de plusieurs partenaires qui sont en train d’appuyer l’Etat dans le système de santé. Nous sommes donc en train de travailler à l’Assemblée Nationale pour améliorer substantiellement le crédit alloué à ce département. Et il est de notre de devoir de savoir si réellement cette augmentation se traduit sur le terrain, c’est-à-dire sur personnel et les équipements ainsi que sur les infrastructures. De l’autre côté aussi, c’est de venir toujours voir quelles sont les difficultés dans le cadre de la collaboration entre les citoyens et le personnel de santé, parce qu’il y a également la dimension participation citoyenne à la gouvernance de la Santé. Par rapport aux années passées, nous avons constaté de légères améliorations. C’est l’implication des parlementaires qui fait que le département de la santé essaye chaque année d’apporter quelques améliorations» a ajouté le député de Labé.

Une autre dimension soulevée par le député Cellou Baldé est celle des infrastructures : « avant Ebola, il n y avait pas les centres de prises en charge des épidémies. Ebola nous a fait comprendre que notre système de santé était très vulnérable. Aujourd’hui, dans tous les hôpitaux préfectoraux et régionaux il y a des centres de traitement des épidémies ».

A ceux qui disent que le député de Labé a trop flatté le gouvernement, Honorable Mamadou Cellou Baldé répond : « je suis un député de la République, un député responsable. Bien qu’étant de l’opposition républicaine. Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler. Il vous souviendra que pour une fois depuis les 5 ans ou les 4 ans, c’est une seule fois que les députés de l’opposition ont voté avec la mouvance présidentielle le budget de l’Etat, parce qu’on avait fait des recommandations les années précédentes en terme de nécessité de renflouer la partie recette également d’allouer beaucoup plus de crédits aux départements sensibles notamment la santé et l’éducation. Et ce que nous avions constaté à l’époque pour voter le budget. Quand nous constatons donc des améliorations, nous les notons mais il faut reconnaitre aujourd’hui beaucoup de chose restent à faire. C’est vrai qu’il y a des améliorations et c’est évident c’est en train de s’améliorer. Mais, beaucoup de choses restent à faire par rapport à ce qui devrait être fait. Il faut aussi le dire clairement, aujourd’hui la présence de l’Assemblée Nationale, le travail parlementaire parce que vous avez vous-même vu c’est la 2ème fois que des députés sortent pour voir comment fonctionnent les structures de santé. Partout où nous sommes passés aussi bien au niveau des communes urbaines et rurales que des hôpitaux préfectoraux et régionaux, les populations nous ont dit carrément que dans ces dernières années qu’elles ont compris qu’il y a des députés à l’Assemblée Nationale parce qu’auparavant les communautés ne recevaient de missions parlementaires pour évaluer le fonctionnement des structures ou bien la relation entre personnel de santé et citoyens. Je crois donc que le travail parlementaire a beaucoup contribué à améliorer non seulement les services mais aussi le peu d’équipements que nous avons trouvé sur le terrain », a conclu l’élu du peuple.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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