Avec l’avènement des grandes pluies, la circulation est devenue extrêmement difficile entre le centre-ville de Labé et certains quartiers de la ville. Ce, en raison de la dégradation très poussée des routes qui conduisent à ces quartiers. Et cette situation coûte cher aux habitants de ces localités qui se trouvent entre calvaire, colère et impuissance, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces dernières semaines, des fortes pluies sont enregistrées dans la ville de Labé. Et les conséquences de cette pluviométrie abondante, ne se limitent pas seulement à la perturbation de certaines activités par moments. Il y a aussi et surtout la dégradation très poussée de certaines routes de la ville, généralement réfectionnées par les citoyens eux-mêmes pendant la saison sèche. C’est notamment, la transversale qui traverse le quartier Pounthioun, la route menant au « radar » dans le quartier Tata 2, celles qui traversent les quartiers Domby, Fady ainsi que les routes de Telidjè et de Konkola.

Toutes ces routes sont aujourd’hui très fortement dégradées et sont difficilement praticables. Ce qui crée d’énormes soucis aux habitants des localités concernées, qui ont beaucoup de mal à se déplacer en cette période. Si ceux qui ont des voitures et des motos se plaignent du mauvais état des routes, ceux qui n’en ont pas en souffrent le plus. Car, les conducteurs de taxis motos acceptent difficilement de se rendre dans ces zones, et ceux qui s’y rendent doublent parfois le prix du transport.

« Nous les femmes, nous payons presque le double pour que les conducteurs de taxis motos acceptent de nous emmener chez nous. Au lieu de 3000 ou 3500 GNF, on nous fait payer 5000 ou 6000 GNF à cause de la dégradation des routes», nous confie Djeinaba Balde, une ménagère.

Face à cette hausse des prix du transport, les conducteurs de taxis motos ont leurs arguments. Mamadou Saliou Diallo, l’un d’entre eux, explique se rendre dans ces localités comporte des risques et des dépenses pour les conducteurs de taxis moto : « Nous souffrons à N’djolou ici. A tout moment, on tombe avec nos clients à cause du mauvais état de la route. Hier, moi je suis tombé avec un vieux ici et il a eu mal au niveau du bras. En plus, nos motos se gâtent ici régulièrement et il faut aller au garage pour les réparer. Et nous sommes obligés aussi d’aller chaque jour au lavage et parfois même deux fois par jour. Voici pourquoi certains augmentent les prix du transport », soutient-il.

A quand la fin du calvaire de ces citoyens ? Sur le terrain, la plupart des habitants restent pessimistes sur la question.

De Labé, Saifoulaye Diallo pour Guineematin.com

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