Les lignes commencent à bouger entre le gouvernement et les syndicalistes dans les négociations sur la hausse du prix du carburant. A l’issue de la rencontre de ce jeudi, 09 août 2018, tenue au ministère de la Fonction Publique, la partie syndicale a dit être prête à accepter le prix du litre à dix milles mais en posant des conditions liées aux mesures d’accompagnement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après un huit clos de plus de deux heures, les parties prenantes dans les négociations ont fait le compte-rendu des travaux.

Dr Alya Camara, inspecteur général du travail,Selon Dr Alya Camara, inspecteur général du travail, il y a eu des avancées au cours de la journée. « Ce matin, nous nous sommes retrouvés avec l’ensemble des partenaires sociaux. Mais, j’avoue que je suis du fait qu’il y a eu une petite avancée. Une petite avancée au niveau notamment des positions des uns et des autres. Ce matin, nos partenaires du syndicat ont accepté de discuter des mesures d’accompagnement et quelques propositions ont été faites notamment des conditions salariales de tout secteur confondu, en termes d’amélioration des pensions de retraite, en termes d’amélioration également du SMIG. Ce sont ces gros éléments qui ont été soulevés par la partie syndicale et donc le gouvernement a pris bonne note de ces nouvelles avancées », a dit Dr Alya Camara.

tout en précisant que la partie gouvernementale a demandé 48 heures pour réfléchir sur les points soulevés par le syndicat.

De son côté, Mamadou Mansaré, président de la commission de négociation de l’inter-centrale CNTG/USTG a commencé par dire qu’ils avaient tenu une grande réunion hier mercredi 08 août à la Bourse du Travail pour prendre de nouvelles directives. Selon lui, les syndicalistes ont accepté à ce que les carburant soit vendu à 10 000 FG mais à condition que le salaire des travailleurs s’élève à 10 millions de francs guinéens.

Mamadou Mansaré, président de la commission de négociation de l’inter-centrale CNTG/USTG« On demande cela à notre tour et c est non-négociable et la grève aussi n’est pas non plus suspendue. Nous demandons pour tous les secteurs, c’est-à-dire public, privé, mixte… 10 millions sur le salaire de chaque travailleur. C’est-à-dire que si tu as un salaire de 440 milles à Espace FM, maintenant Espace FM doit te payer 10 millions 440 milles pour que tu puisses vivre décemment ».

En outre, Mamadou Mansaré dira que les syndicalistes demandent également « la multiplication à 100% des pensions civiles et militaires, y compris les pensionnés qui sont au niveau de la caisse nationale de prévoyance sociale ainsi que les pensionnés de la caisse nationale de sécurité sociale. Ensuite, le SMIG qui était à 440 milles francs guinéens soit multiplié par trois pour permettre au citoyen lambda de vivre décemment. On nous a dit que nous sommes sortis de notre rôle régalien qui est l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Nous sommes revenus sur ces conditions et en fin on a demandé, pour que ce pouvoir d’achat soit maintenu, c’est-à-dire les dix millions de francs guinéens là soient maintenus et qu’il y ait l’homologation des denrées de première nécessité, riz, sucre, tomate ainsi que les matériels stratégiques, tôle, ciment, peinture », précise-t-il.

Pour sa part, Mohamed Traoré, chef de cabinet du ministère de la fonction publique, s’est réjoui des avancées enregistrées. Car, dit-il, les syndicalistes ont accepté d’aller sur les mesures d’accompagnement.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin