A moins d’une semaine de la fête de l’Aïd-el-Kebir, autrement appelé fête du sacrifice, les fidèles musulmans sont confrontés à un véritable casse-tête chinois. Dans les marchés à bétail de Siguiri, les prix des moutons sont de plus en plus chers, au grand dam des citoyens, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La fête de l’Aïd-el-Kebir ou fête des moutons, ou la Tabaski, est l’une des grandes fêtes musulmanes. Elle est célébrée en souvenir au sacrifice d’Abraham. Cette année, le constat sur le marché à Siguiri se passe de tout commentaire. Le prix du mouton à immoler pour cette occasion varie d’un à cinq millions de francs guinéens, selon la taille de l’animal.

Pour les vendeurs, interrogés par notre reporter, la hausse des devises est la raison fondamentale de cet état de fait. Selon Ibrahima Kaba, président des vendeurs de moutons, la hausse du prix est liée à la fluctuation de la monnaie guinéenne par rapport au Franc CFA. « Nous ne trouvons pas de moutons ici. C’est au Mali qu’on achète et la monnaie locale, le franc CFA, est montée. Le transport coûte cher. Aujourd’hui, le prix varie entre 1 million et 5 millions de francs guinéens », dit-il.

Cette cherté fait que les marchés à bétail ne connaissent pas l’affluence habituelle. Selon Ibrahima Kaba, les affaires tournent au ralenti. « L’année passée, à pareil moment, chaque vendeur avait fait plus de trois voyages. Mais cette année, personne n’a fait même deux voyages. Il est très difficile d’avoir un client dans la journée », se lamente-t-il.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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