Les fidèles musulmans vont célébrer ce mardi, 21 août 2018, la fête de la Tabaski ou Aïd El kébir. A Conakry, l’engouement n’est pas de mise dans les salons de coiffure. Nombre de coiffeurs évoquent la cherté de la vie pour expliquer l’absence des clients, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

À l’occasion des fêtes musulmanes, de nombreux fidèles se font coiffer à travers les salons de coiffure de la ville. Mais, dans certains salons de la capitale guinéenne, les clients se font rares.

Tahirou Barry

C’est le cas du salon Mari Faala, situé à Nongo, dans la commune de Ratoma. Tahirou Barry, responsable des lieux, dit que les clients viennent au compte gouttes. « L’affaire de clients cette année, je ne comprends rien. Les clients ne viennent pas comme d’habitude. Autrefois, on travaillait ici de 7 heures jusque tard la nuit. Mais, cette fois-ci, tel n’est pas le cas. On vient rester toute la journée, on ne reçoit que quelques rares clients. Et le soir, on rentre très tôt », a indiqué la dame.

Parlant des modèles et de leurs différents prix, Tahirou Barry précise que « chez moi ici, on fait le rajout, le tissage, les tirés, le ras, etc. On fait le rajout à 40 mille FG ou à 70 mille FG. Pour les petites tresses, on les fait à 50 mille et 60 mille francs guinéens. Il y en a aussi les tissages brésiliens qui s’achètent à un million que nous, nous tissons ici à 100 mille FG ».

Salifou Sylla

Pour sa part, Salifou Sylla, coiffeur à Kipé, dans la commune Ratoma, déplore la situation qui prévaut en ce moment. « Pour cette fête, je n’ai rien constaté comme engouement. Les clients ne viennent pas, les jeunes ne travaillent pas, il n’y pas d’argent. Avant, à l’approche de la fête, on pouvait recevoir 50 à 100 personnes par jour. Parfois, on pouvait revoir plus. On travaillait même la nuit. Mais maintenant là, on ne reçoit que 5 à 10 clients à peine parfois 20, parce qu’il n’y a pas d’argent, le moment est dur. Nous coiffons ici à 10 mille, 15 mille jusqu’à 50 mille francs guinéens par personne. Pour les enfants par exemple, c’est 10 mille francs guinéens », a fait savoir le jeune coiffeur.

Patricia Lamah

De son côté, Patricia Lamah, qui a raflé le prix de la meilleure coiffure Africaine 2018, travaille à Kipé dans la commune de Ratoma. Pour elle, les clients viennent beaucoup. Patricia Lama compte dans son atelier 15 employées. « C’est l’approche de la fête, les clientes envoient leurs enfants, elles-mêmes viennent se faire coiffer, tout se passe bien ici. Et cela depuis plus de dix jours puisque vous savez à l’approche de la fête, il y a beaucoup de monde, certaines viennent très tôt, elles anticipent. Donc nous sommes là, nous sommes ouverts tous les jours à partir de 6 heures et les clients continuent à venir ».

Patricia Lamah gère un salon de traitement des cheveux naturels. « Nous traitons beaucoup plus les cheveux naturels, on fait rarement les mèches. Nous avons beaucoup de modes ici dont les prix varient entre 20 mille et un million, ça dépend du besoin du client. Par exemple, les tresses des cheveux naturels pour les enfants, c’est à 20 mille francs guinéens, les grandes personnes 30 mille francs guinéens. Il y a les looks à 300 mille, 400 mille et 500 mille francs guinéens. Nous coiffons aussi les hommes pour qui nous avons les modes simples, le ras Congo, les bordures et autres », a-t-elle expliqué.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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