Dans le souci de former des agents capables et soucieux de la préservation de la nature, les autorités Guinéennes en partenariat avec la coopération Suisse ont créée, l’école nationale des agents techniques des eaux et forêts ENATEF, une école située sur les 600 hectares de la forêt classée de tiawel, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Mamou.

Objectif, former des « sentinelles » de nos ressources naturelles que sont les eaux et forêts.

Sur le fonctionnement de cette école, des difficultés du moment et des perspectives, Idiatou CAMARA en séjour dans la ville carrefour a rencontré le Directeur Général de l’institution Elhadj Boua CAMARA.

M. le Directeur Général présentez-nous votre institution et quels sont les débouchés ?

Merci pour cette opportunité que vous nous offrez, pour répondre à votre question je dirais que l’ENATEF de Mamou a vu le jour en 1991, elle forme des agents techniques en eaux et forêts pour la sauvegarde de nos ressources hydriques et forestières. Pour y accéder nous recrutons par voie de concours et le niveau minimum requis est le BEPC. La formation dure 3 ans et je précise que nous donnons 40 % de cours théoriques et 60 % de cours pratiques sur le terrain.

S’agissant des débouchés, les agents peuvent travailler dans l’administration publique au Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture, de la recherche, mais aussi dans des ONG ou développer des projets personnels, je veux dire travailler à leur compte. Et tout cela dans le cadre du partenariat avec les institutions nationales et internationales.

Dite-nous qu’est-ce qu’on enseigne dans votre établissement pour les profanes ?

Plieurs matières sont enseignées. Parmi elles, il y’a la dendrométrie pour la dimension et le comportement des plants, la législation forestière, la botanique, la protection forestière, le génie forestier, les mathématiques ou encore le français.

Vous avez peu d’étudiants 84 pour toute l’école, est-ce que cela veut dire que les eaux et forêts n’intéressent pas les jeunes ?

Non pas du tout au contraire, avant nous avions mois que ce nombre des années en arrière, mais au fur et à mesure avec la sensibilisation les jeunes s’intéressent de plus en plus à cette institution. Et parmi ce chiffre, nous avions l’année dernière 19 filles. Nous sommes satisfaits de la progression.

Pourquoi les filles fréquentent moins l’école forestière? Quelles sont les raisons avancées ?

Elles pensent en étant loin que les cours sont dures, c’est le terrain, la forêt, mais quand celles qui sont là vont expliquer aux autres, elles sont motivées et elles viennent au fur et à mesure.

Vous avez des perspectives de valorisation de l’école notamment dans le cadre touristique parlons-en

En effet nous comptons valoriser cet espace, car vous le savez nous avons 470 hectares à présent ce, après la construction de l’école, sinon la forêt de tiawel couvrait 600 hectares au départ.

Donc nous pensons aménager cet espace pour faire des entrées financières comme ailleurs à travers des activités touristiques, les discussions sont en cours. Je voudrais toucher un mot également pour parler de l’importance des arbres et des forêts dans la vie des êtres humains. Il s’agit du volet social, économique, culturel et sanitaire, car les plantes constituent la matière première de fabrication des produits pharmaceutiques, sans occulter leur utilité dans la médecine traditionnelle.

Je profite de votre micro pour lancer un appel au Gouvernement Guinéen que nous remercions déjà pour tout ce qu’il fait, nous souhaitons que cela se continue, mais aussi à d’autres partenaires pour nous accompagner car la sauvegarde de notre patrimoine forestier demande des moyens et incombe à tous les acteurs, et nous sommes tous interpeller.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironnementgn.com

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