La vitrerie est l’un des métiers les plus pratiqués aujourd’hui à Conakry. Partout dans la ville, on trouve des ateliers où des ouvriers utilisent du verre pour confectionner des meubles. Et selon ses pratiquants, ce métier est très rentable, malgré les difficultés qu’il renferme.

Bangaly Kaba est le responsable de la société ALU Guinée, basée à Ratoma Dispensaire et qui confectionne et revend des portes, des fenêtres et plusieurs autres types de meubles en vitre. Selon lui, la vitrerie est un métier très rentable aujourd’hui à Conakry. « Pour moi, le métier de vitrier est très bénéfique parce que ça me permet de subvenir à mes besoins et aux besoins de ma famille.

Ils sont nombreux les pères de familles qui prennent en charge toutes leurs familles grâce à ce métier. C’est un secteur qui marche aujourd’hui en Guinée. La Guinée est un pays en chantier, au fur et à mesure qu’il y a des constructions de maisons, nous aurons davantage du travail et donc des revenus. La vitrerie est une partie importante de la construction aujourd’hui, donc je pense que le métier se porte très bien », soutient ce vitrier.

« On travail selon la qualité de l’aluminium qui a souvent de la bonne qualité et la mauvaise. Il y a des personnes qui ont des bâtiments très chers et qui ont besoin de la bonne qualité, d’autres aussi ont besoin des qualités moins chères. Par exemple, les dimensions normales, les fenêtres d’un mettre sur 20, on les fabrique à 850 000 ou à 900 000 jusqu’au-delà d’un million de francs guinéens. Pour les portes, les prix varient entre un million et un million cinq cent mille (1 000 000 à 1 500 000 GNF) pour certains et d’autres coûtent plus cher selon la qualité. Il n’y a pas de prix fixes, mais ça dépend de la qualité de l’aluminium », renchérit Mamadou Saliou Diallo, vitrier à Hamdallaye et qui se réjouit des bénéfices qu’il tire de son métier.

Il faut dire cependant, qu’à côté des bénéfices qu’elle rapporte, la vitrerie renferme aussi des inconvénients. Ce sont notamment les accidents de travail qui sont fréquents dans les ateliers de vitrerie. Beaucoup se blessent parfois grièvement pendant qu’ils travaillent, explique Bangaly Kaba : « Comme dans toute activité, il y a des risques, on rencontre des accidents. Le mois passé, j’ai enregistré deux (2) cas de blessures. Même si les travailleurs sont protégés, puisque moi je protège mes travailleurs, mais comme on travaille avec des objets tranchants et fragiles, tels que les vitres et l’aluminium, on est souvent victimes d’accidents. Même à la fabrication ici, les machines blessent facilement les apprentis. Quand un accident survient ici, j’envoie la personne à l’hôpital urgemment», nous a-t-il confié.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel. +224 622 07 93 59

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